Astuce : un semoir de semis direct rendu plus pratique et plus sécurisé
Agriculteur à Lafrançaise, dans le Tarn-et-Garonne, Benoît Legein a apporté quatre modifications à son semoir de semis direct pour le rendre plus pratique d’utilisation et pour en améliorer la sécurité.
Agriculteur à Lafrançaise, dans le Tarn-et-Garonne, Benoît Legein a apporté quatre modifications à son semoir de semis direct pour le rendre plus pratique d’utilisation et pour en améliorer la sécurité.
Benoît Legein est exploitant agricole à Lafrançaise, en Tarn-et-Garonne, en polyculture-élevage(1). Il pratique l’agriculture de conservation des sols depuis 2015, avec du semis direct sous couvert végétal : un bon moyen, entre autres, de préserver ses sols des risques d’érosion et de diminuer sa consommation de carburant. Il possède un semoir Gil (Airsem-D) de 4,20 mètres en semi-porté, doté d’une double trémie en distribution électrique. Quand il l’a acquis neuf, il y a cinq ans, il y a apporté quelques modifications. Ce semoir est utilisé tous les ans et quasiment deux fois par an pour chaque parcelle pour semer la culture principale et le couvert, ce qui équivaut à une utilisation sur 180 à 200 hectares chaque année.
Un coffre de rangement bien pratique
Il manquait un rangement sur ce semoir pour les pesées et étalonnages des trémies. L’agriculteur a conçu un coffre suffisamment volumineux pour y ranger seau, balance, appareil de réglage de profondeur des éléments du semoir… Bien pratique pour transporter tous ces équipements sur le terrain au moment des semis.
Une passerelle pour un accès aux trémies en toute sécurité
Sur le semoir, la partie passerelle constituait un autre point négatif en plus de celui du manque de rangement, selon Benoît Legein. En effet, pour accéder aux cuves pour leur remplissage, cette passerelle ne faisait qu'un mètre de long sur 30 centimètres de large à l’origine, et elle était repliée derrière les éléments, « pas en sécurité du tout et pas pratique non plus », selon l’agriculteur. Il a donc fabriqué une passerelle faisant un demi-tour des trémies et avec un accès par l’arrière du semoir sur une échelle fixe. Passerelle et échelle ont été dotées de garde-corps. « Nous avons plein accès sur les trémies, que ce soit à l’avant et à l’arrière et ceci, en sécurité », souligne l’agriculteur. La passerelle ne se plie pas et permet l’accès sur le semoir, que celui-ci soit replié ou non.
Permettre la vidange de ses fonds de cuve
Beaucoup de semoirs ne sont pas équipés de vidange de fond de cuve. « Les fonds de cuve ont été repercés avec une bande manuelle et nous y avons emmanché un tuyau d’évacuation pour chacune des trémies, explique Benoît Legein. Avec un semoir mis en position haute, on peut ainsi vider un reste de semences dans un big bag ou un palox. » Les tuyaux d’évacuation sont munis de trappes pour ouvrir et fermer le fond de cuve. En fermant la trappe, la trémie devient étanche.
Un simple clapet pour régler la puissance de ventilation
Sur le semoir, la puissance à la ventilation ne pouvait pas être réglée pour chaque doseur, mais seulement pour les deux doseurs ensemble. « Sur un Y de ventilation, nous avons monté un clapet de réglage où l’on peut varier cette ventilation, par exemple quand l’on fait une association de cultures telles que le colza et la féverole, explique Benoît Legein. On réduit énormément la ventilation sur la partie colza (petites semences) et on est à pleine gomme sur la féverole et ses grosses graines. » Sur l’un des deux conduits de ventilation, un volet a été fabriqué à l’intérieur sur un axe pouvant être tourné pour obstruer partiellement le tuyau (au quart de son diamètre) et réduire fortement la ventilation pour le semis de petites graines. Il est remis à la perpendiculaire de l’axe du tuyau pour laisser l’accès libre à la pleine ventilation pour le semis de plus grosses graines (céréales, féveroles…). « C’est une petite transformation qui ne coûte pas très cher et qui modifie complètement la praticité du semoir », souligne l’agriculteur.
Temps de conception : une trentaine d’heures
Coût des modifications effectuées : entre 150 et 200 € (tôle neuve ou de récup, peinture)
Conception facile : pas de tournage ni de pièce à usiner