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Abricot : un partenariat franco-suisse contre les monilioses en production bio

Pour lutter contre les monilioses en culture biologique d’abricots, le projet ABBIO regroupe les compétences du GRAB, de l’Inrae d’Avignon et du FiBL.

Les monilioses posent de gros problèmes en abricot et font l'objet d'un partenariat franco-suisse. © RFL
Les monilioses posent de gros problèmes en abricot et font l'objet d'un partenariat franco-suisse.
© RFL

A l’occasion du rapport final du projet ABBIO-produire des abricots biologiques, Flore Lebleu, conseillère en arboriculture au FiBL a mentionné l’importance de la problématique des monilioses en production d’abricot bio. « Nous n’avons pas de produit vraiment efficace et avec l’évolution de la réglementation européenne sur le cuivre, il nous faut des alternatives », précisait-elle. Aussi, des essais d’efficacité au champ ont été lancés par la station suisse ainsi qu’un test en laboratoire permettant un streaming rapide du potentiel d’efficacité des produits.

Des essais de protection physique

Au total, une dizaine de produits et de combinaisons a été testée. « Nous n’avons pas de modalité qui permet d’atteindre une efficacité pleine contre la moniliose. Nous observons, par ailleurs, un bon potentiel de nouvelles substances telles que l’huile d’origan, l’extrait de lupin et de Baccilus amyloliquefaciens sp. De plus, le mélange Vitisan + soufre est une bonne option qui a fait ses preuves », assure la spécialiste. La bonne corrélation des méthodes d’évaluation in vitro des fongicides contre Monilia laxa pourrait être utilisée comme pré-test, afin de gagner du temps. Sur l’aspect variétal, le FiBL a constaté, comme les stations expérimentales françaises, que la sensibilité des variétés variait en fonction des conditions de l’année. « Toutefois, la sensibilité à la moniliose n’est pas le seul critère à prendre en compte pour légitimer l’adaptabilité d’une variété à la culture bio », rappelle Flore Lebleu. Pour connaître les variétés d’abricot bio adaptées à son bassin de production, il faut se référer au travail mené par Muriel Millan, référente Arboriculture Bio au CTIFL et de l’élaboration d’une trentaine de fiches variétales présentant les notations des producteurs sur sept critères clés dont la sensibilité au monilia. Ainsi, les travaux d’observations menés à la fois en Suisse et en France s’auto-alimentent, car un réseau d’observation a depuis vu le jour chez nos voisins helvétiques qui suivent 13 variétés. Ce réseau se double d’essais de protection physique (couverture saisonnière, sans couverture, production sous tunnel). Les résultats de ces travaux devront être mis en parallèle avec ceux menés en France dans le cadre des projets Clim’Arbo et Fan de bio.

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4 axes pour un projet

Le projet ABBIO-produire des abricots biologiques comprend deux instituts français, GRAB-groupe de recherche en agriculture biologique et l’Inrae d’Avignon et le FiBL-Institut de recherche de l’agriculture biologique en Suisse. Ces structures ont regroupé leurs compétences pour travailler sur l’évaluation des diverses stratégies de gestion de la moniliose afin de permettre une production biologique d’abricot. Celles-ci suivent quatre axes : optimiser la protection contre le pathogène, évaluer la sensibilité variétale, favoriser la création variétale et transférer les connaissances aux professionnels.

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