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Pomme de terre : chute des prix et surfaces en hausse de 25 000 hectares en Europe du Nord-Ouest

Le NEPG estime que les surfaces cumulées de pommes de terre (tous type) en France, Allemagne, Belgique et Pays-Bas devraient gagner 25 000 hectares en 2025. Il appelle les producteurs à la prudence quant au choix de la culture de pomme de terre, d’autant plus que les prix ont chuté depuis février.

pomme de terre en girsac. les pommes de terre sont encore terreuses, au premier plan. au second plan, flou, des filets oranges remplis de pommes de terre
Le NEPG appelle les producteurs européens de pommes de terre à la « prudence »
© Pixabay

Les surfaces de pommes de terre de consommation (table et transformation), plants de pomme de terre et fécule dans la zone NEPG* (France, Allemagne, Belgique et Pays-Bas) sont estimées en hausse de +5 % sur un an, soit +25 000 hectares, pour 2025 (campagne commerciale 2025-2026). 

A relire : AG 2025 de l’UNPT : « Il ne faut pas devancer la demande si l’on veut conserver une rémunération de la pomme de terre »

Ce chiffre, provisoire, a été dévoilée en juin par le NEPG qui souligne que les statistiques officielles ne sont pas encore disponibles. « Cette estimation sera affinée au fur et à mesure de la publication des statistiques officielles dans les prochaines semaines », insiste-t-il. 

La sécheresse reste un problème important.

*NEPG : North-Western European Potato Growers (producteurs de pommes de terre du Nord-Ouest européen)

 

Pourquoi les prix ont chuté ces derniers mois ?

Cette progression des surfaces en Europe explique en partie la chute des prix, qui sont passés, rappelle le NEPG, « de 300 €/t fin  février à 75 €/t début juin  »

Mais d’autres justifications sont avancées. 

  • Les exportations de frites surgelées et d'autres produits à base de pommes de terre ont commencé à ralentir dès l'année dernière. « La concurrence sur les marchés asiatiques est réelle, la Chine et l'Inde ayant multiplié par dix leurs exportations en 5 ans. »
  • Les nouvelles taxes et les nouveaux droits de douane décidés par le président américain Donald Trump ont ralenti ou arrêté les exportations européennes de produits transformés ;
  • Le dollar états-unien a par ailleurs chuté, rendant les produits européens moins compétitifs.
  • « Certaines graves erreurs de la part de la transformation ont été commises avec une partie de la récolte 2024. Cela s’est traduit par des frites de qualité médiocre et par de mauvaises ventes » (sic), exprime aussi le NEPG.

Le tout dans un contexte où les coûts de production n’ont cessé d’augmenter.

 

Le NEPG appelle les producteurs européens à la « prudence »

« Les producteurs ont probablement surestimé la rentabilité à long terme de la culture de la pomme de terre et devraient prendre conscience à propos de multiples limitations avant que les gouvernements n'interviennent avec encore plus de législation (rotations plus longues, interdiction de culture dans certaines zones à risque (pollution de l'eau ou risques d'érosion par exemple), législation plus stricte sur l'utilisation des produits phytosanitaires…) », conclut l’organisation.

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