Aller au contenu principal

Parsada : les légumes pour l’industrie, première filière à voir le lancement de son programme de recherche

Sur le Salon de l’Agriculture le 1er mars, le ministère de l’Agriculture a signé les 2 premières lettres d’engagement en soutien aux projets issus du Parsada,  le Plan stratégique pour l’Anticipation du potentiel Retrait européen des Substances Actives et le Développement de techniques Alternatives pour la protection des cultures, piloté par le ministère de l’Agriculture. Le projet d’Unilet, l’interprofession française des légumes en conserve et surgelés, est l’un de ces deux projets ciblés. Que prévoit-il ? Quel budget et quels partenaires ? Quel est l’enjeu ?

Champ de céleri pour l’industrie, en septembre 2023, visité par Vincent Faussier, responsable technique Eureden. A Arzano dans le Finistère chez Jacques Cordroc’h, producteur Eureden de légumes d’industrie et de céréales.
Champ de céleri pour l’industrie, en septembre 2023, visité par Vincent Faussier, responsable technique Eureden. A Arzano dans le Finistère chez Jacques Cordroc’h, producteur Eureden de légumes d’industrie et de céréales.
© Julia Commandeur

Au Salon de l’Agriculture le 1er mars, l’État a annoncé plus de 218 millions d’euros pour la recherche et l’innovation au service des transitions des filières végétales, en particulier pour une nouvelle approche de la protection des cultures.

Le Programme de recherche (PEPR) consacré à la sélection végétale avancée (30 millions d’euros)  et le Grand défi biocontrôle et biostimulation (42 millions d’euros*), financés par France 2030, ont été officiellement lancés le 1er mars par le gouvernement.

*42 millions d’euros dans le cadre de France 2030, auxquels s’ajoutent 18 millions d’euros de contribution du secteur privé

Lire aussi : Plan de souveraineté fruits et légumes : 100 M€ supplémentaires en 2024

 

Le Parsada prend un coup d'accélérateur

Autre temps fort lors de cet événement sur le Salon de l’Agriculture : la signature de 2 premières lettres d’engagement du ministère de l’Agriculture en soutien aux projets issus du Parsada,  le Plan stratégique pour l’Anticipation du potentiel Retrait européen des Substances Actives et le Développement de techniques Alternatives pour la protection des cultures, piloté par le ministère de l’Agriculture. Un « budget exceptionnel » de 146 millions d’euros dès 2024 y sera consacré et 14 plans d’actions ont déjà été validés, précise le ministère.

Les deux premiers projets ciblés, accompagnés directement par le ministère en charge de l’agriculture (DGAL) sont : 

  • celui que porte Arvalis-Institut du végétal pour les grandes cultures
  • et celui d’Unilet, l’interprofession française des légumes en conserve et surgelés

 

Quel est l’enjeu pour les légumes de plein champ ? 

« Nos productions sont aujourd’hui gravement menacées - une large part des substances actives destinées à contrôler l’enherbement des dicotylédones est en phase de renouvellement, et près de la moitié est menacée de retrait », rappelle Unilet, dans un post sur LinkedIn où l’interprofession a souligné son « immense fierté » et « un optimisme renouvelé » grâce à cet « engagement historique » et « le soutien sans faille du ministère ».

 

 

Ce programme de recherche « sans précédent », dédié aux cultures de plein champ spécialisées (légumes, légumineuses, pommes de terre et pavot médicinal) signe une « collaboration historique » entre les équipes Unilet, le ministère de l’Agriculture et l’ensemble des partenaires de recherche et techniques : Arvalis, les Chambres d’Agriculture du Loiret, Francopia, inov3PT, Inrae, Terres Inovia, Sonito.

Avec un investissement de 3,9 millions d'euros, les partenaires débuterons dès ce printemps 2024, pour les cinq années à venir, le déploiement simultané de programmes de recherche sur les 20 cultures concernées. Selon un communiqué d'Unilet du 7 mars, ces travaux permettront de :

  • Etablir des références agronomiques inédites pour ces productions spécialisées (comme les seuils de nuisibilité pour cibler les interventions indispensables) ;
  • Innover avec des matériels guidés par l'imagerie et l'intelligence artificielle pour réduire l'usage des herbicides ;
  • Travailler à la gestion des enherbements en actionnant des leviers à l'échelle du système agronomique et pour l'ensemble de la rotation et non plus seulement à la plante/parcelle.

Les plus lus

<em class="placeholder"> Stéphane Allix, responsable du magasin Le Village des producteurs à Aubenas et Patrice Raoux, producteur d&#039;asperges en Ardèche.</em>
En Ardèche : « L’éplucheuse à asperge fait gagner un poste et demi »

Si vendre des asperges épluchées est un standard en Allemagne, cette offre est encore peu développée en France. Pour dynamiser…

<em class="placeholder">Le producteur de fraise et asperge, Thomas Mathio, sur son exploitation.</em>
Dans les Landes : « L’éplucheuse à asperge nous permet de valoriser les petits calibres »

Témoignage de Thomas Mathio, producteur d’asperges sur 25 hectares à Tosse dans les Landes. Il propose à ses clients le…

<em class="placeholder">Arnaud Bergougnoux, responsable technique du Verger de la Blottière.</em>
Maine-et-Loire : "En poire, nous avons réussi à limiter l'alternance"

À La Blottière, entreprise arboricole basée dans le Maine-et-Loire, le renouveau de la poire passe par des choix variétaux et…

<em class="placeholder">Marc Fauriel, producteur de poires bio à Loriol sur Drôme devant un verger de la variété Conférence, âgé de quinze ans.</em>
Drôme : « Aujourd’hui, en poire bio, nous manquons de stratégies de lutte »
À Loriol-sur-Drôme, le Gaec Fauriel Frères cultive 12 hectares de poiriers en agriculture biologique. Mais les obstacles…
<em class="placeholder">Dirigeants de la Sica Saint</em>
Légumes en Bretagne : la Sica Saint-Pol de Léon toujours en crise

Déjà très affectée en 2025, la Sica Saint-Pol de Léon a encore vu son chiffre d’affaires baisser de 22 % depuis novembre…

<em class="placeholder">Carte d&#039;anomalie : écart à la normale. Moyenne des températures moyennes en °C en France métropolitaine pour le début de l&#039;année 2026</em>
Arboriculture : la floraison menacée par le gel suite aux chaleurs du début d’année

Depuis début 2026, l’écart des températures à la moyenne dépasse les 2 °C dans plusieurs régions du nord de la France. Ce…

Publicité
Titre
OFFRE SPÉCIAL PRINTEMPS
Body
A partir de 86,40€/an​
Liste à puce
Profitez de notre offre Printemps: -20% jusqu'au 05 avril 2026! Code Promo : OFFRE_PRINTEMPS_2026​
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes