Aller au contenu principal

Occitanie : Un projet de recherche ambitieux sur la noix

« La noix de demain » est le nom du programme de recherche initié par le Comité du Noyer et du Châtaignier du Lot. Objectifs : favoriser l’émergence de techniques de production alternatives afin d’améliorer la rentabilité des noyeraies.

Vingt-sept producteurs du Sud-ouest ont accepté de participer financièrement au projet.
© Défense paysanne 46

Tout est parti d’un voyage au Chili, en 2017 (lire : La noix, culture business au Chili). Il s’agissait d’étudier les méthodes de production que met en œuvre ce pays, l’un des plus grands producteurs de noix au monde, et qui sont parmi les plus en pointe. « Nous avons ainsi visité nombre de vergers à la productivité impressionnante et surtout, nous avons rencontré deux spécialistes de la production nucicole chilienne, Jean-Paul Joublan et Pablo Nunez », explique Lydie Leymarie-Lachaud, ingénieur au Comité du Noyer et du Châtaignier du Lot. Et de poursuivre : « Ils nous ont proposé de collaborer afin de trouver des solutions à nos problématiques françaises, notamment en matière de lutte biologique contre la bactériose du noyer. Sitôt rentrés, nous avons réuni les producteurs et leur avons présenté ce projet collaboratif en leur précisant toutefois qu’il leur faudrait y participer financièrement à hauteur de 100 €/ha pendant trois ans avec en contrepartie, le partage des résultats de parcelles d’essai ».

Un budget de 600 000 € sur quatre ans

Vingt-sept producteurs représentant 724 ha de noyeraies du Sud-ouest ont alors accepté de participer, permettant de donner naissance au projet « La noix de demain », sous la forme d’un GOEI (Groupement opérationnel pour l’expérimentation et l’innovation). « Cet engagement financier des producteurs a sans aucun doute convaincu les autres financeurs que sont l’Union européenne, la Région Occitanie, le département du Lot et la communauté de communes Cauvaldor de participer ». Le budget total s’élève à 600 000 €. Ce projet, prévu pour durer quatre ans, comporte trois axes de recherches : la lutte biologique contre la bactériose et les maladies associées en identifiant un bactériophage naturellement présent dans les vergers et susceptible de détruire la bactérie à l’origine de la maladie ; une autre solution de lutte biologique contre la mouche du brou par des bioagresseurs (insecte parasitoïde ou nématodes) ; l’amélioration des techniques de production par l’usage de biostimulants, d’engrais foliaire et de la fertirrigation.

Les plus lus

<em class="placeholder">Production légumière . Récolte de l&#039;ail dans la Drôme .</em>
Ail : 7 infos à connaître sur sa consommation
Porté par son statut de condiment, l’ail reste très largement consommé en France. Mais les achats reculent sous l’effet de l…
maraichage, désherbage thermique, manuel et par occultation sur carotte en Vendée
Carotte en Vendée : « J’ai économisé plusieurs jours de désherbage »

Adrien Cano et Marine Dunand cultivent des légumes en maraîchage bio diversifié à Maché en Vendée. Depuis leur installation en…

<em class="placeholder">Christophe De Hautefeuille, pruniculteur, et président du BIP, posant pour une photo dans son verger de pruniers dans le Lot-et-Garonne. </em>
Pruneau dans le Lot-et-Garonne : « Les effets de la canicule sont stupéfiants » 

Christophe de Hautefeuille, pruniculteur bio installé sur 43 ha à Sembas, dans le Lot-et-Garonne, également président du…

<em class="placeholder">Point de greffe sur un pommier, dans le cadre d&#039;un essai porte-greffes sur pommiers au centre CTIFL de Balandran dans le Gard.</em>
Pomme : le porte-greffe G214, une piste d’avenir ?

Le porte-greffe G214, en pommier, est pour l’instant le meilleur élève d’un essai en cours au CTIFL dans le cadre du réseau…

Test d'un enjambeur Romanesco en maraîchage.
Maraîchage en Seine-Maritime : « J’ai choisi un lit de désherbage capable de faire d’autres tâches. »

Maraîcher à Octoville-sur-Mer en Seine-Maritime, Anicet Deschamps utilise depuis deux ans l’enjambeur modulaire de…

Véronique Fleury, responsable service agronomie à la coopérative Rosée des champs, à Doué-en-Anjou.
Salade : « pour les pucerons, nous avons constaté l’impact de la fertilisation »

Véronique Fleury, responsable du service agronomie à la coopérative Rosée des champs, à Doué-en-Anjou, dans le Maine-et-Loire,…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes