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Noix
[Medfel 2022] Les ambitions de Cerno pour sa noix : « Sur le marché français, tout est à faire »

La coopérative de noix exposait pour la première fois sur Medfel. L’occasion de présenter ses variétés dont la petite nouvelle, Fernor, et d’annoncer la mise en place d’une nouvelle unité de cassage, automatisée.

La coopérative Cerno exposait pour la première fois à Medfel. Objectif: conquérir le marché français sur lequel elle est peu présente.
© Julia Commandeur - FLD

Cerno, c’est une coopérative de 500 producteurs dans le Périgord, qui produit uniquement de la noix : 3 500 t en coque et 1 500 t en cerneaux. « On est les plus gros faiseurs en France », revendique Stéphanie Eclancher, commerciale Export. Cerno propose aussi la noix bio (coque/cerneaux), 30 % de sa production, avec « beaucoup de conversions qui arrivent », et aussi l’AOP Périgord en cerneaux et en noix.

 

Un marché en noix demandeur qui va se compliquer

Le potentiel de la coopérative est désormais de 5 000 t de noix coque, suite à la plantation et à des renouvellements de vergers. « Il fallait pouvoir répondre à la grosse demande du marché, explique Stéphanie Eclancher. La noix avait le vent en poupe, on a tous planté, là ça va être plus compliqué. On arrive peut-être à la phase de surproduction mondiale. »

Cerno est bien présent à l’export, principalement vers l’UE mais aussi au Japon avec ses cerneaux, et commercialise à des grossistes spécialisés de marché et quelques emballeurs. « On est déjà très développé sur l’export, mais sur le marché français, tout est à faire. Nous vendons un peu aux grossistes, quasiment pas à la GMS. Notre ambition : nous faire connaître sur le marché national. »

D’où sa présence à Medfel, où la coopérative exposait pour la première fois. Sur son stand, elle a mis l’accent sur le variétal.

 

Stratégie variétale avec Fernor et de cassage automatique avec une nouvelle usine

Ainsi, Fernor est plantée depuis ces 10 dernières années, elle arrive en production (8 à 10 ans avant la pleine production). Gros calibre, cerneau clair, longue conservation, plus précoce que les autres variétés, elle présente la productivité de Lara (minimum 3 t/ha jusqu’à 3,5 t/ha contre 2,5 t/ha pour Franquette) et le gustatif de Franquette, ses parents. « C’est donc une garantie de volumes mais aussi de valorisation pour les producteurs. » Elle est en outre issue de la recherche française (CNRS). Le potentiel de la coopérative en Fernor est de 500 t pour 2022-2023 et devrait monter à 2 000 t d’ici à 2030.

 

Dans son plan de renouvellement de verger, Cerno va éviter de planter Lara, une variété davantage orientée vers la noix fraîche, « un segment un peu boudé par le consommateur, surtout par méconnaissance du produit car les grossistes n’ont pas la culture de l’information ». De plus, « les vergers de Lara vieillissent mal et les fruits ne se conservent pas bien. » La variété Chandler est, elle, soumise à des gelées précoces.

La coopérative Cerno dispose d’une unité de cassage manuelle et est en train d’installer une unité machine, davantage dédiée à l’industrie. « On est obligé d’aller vers le cassage machine car nous avons des difficultés de main d’œuvre. Cela nous permettra en outre de casser du 2e choix. » L’unité de cassage machine devrait être opérationnelle en octobre.

Cerno complète son activité avec de l’importation de cerneaux (Europe de l’Est, Chili, Inde et Etats-Unis, environ 4 000 t).

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