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Belgique

Les grandes ambitions du veiling REO pour la tomate

En reprenant le projet de la méga serre de Brecey (Manche), la criée belge renforce considérablement son potentiel et vise le double de ses tonnages pour 2020.

Aux côtés de Mélanie Dembélé (responsable France), Paul Demyttenaere, directeur de Reo : « La criée n’a pas vocation à construire des serres ». © Philippe Gautier - FLD

C’est au printemps prochain que la criée Reo mettra en marché les premières tomates de la méga serre de Brecey dans la Manche (170 000 m2). Rappel des épisodes précédents : lancé en 2018, ce projet a d’abord été monté par des producteurs français ("Les maraîchers du Mont Saint Michel”) et The Greenery. La coopérative néerlandaise nous a affirmé s’être retirée du dossier suite au retrait du pôle bancaire français Crédit Agricole, enlevant du coup 9 M€ aux 40 M€ d’investissements. Le veiling Reo a pris la suite avec le soutien de la banque belge KBC.

Cette reprise permet à la criée de Roulers (Belgique) d’augmenter fortement son offre comme le précise Paul Demyttenaere, directeur de Reo : « Le potentiel de la serre de Brecey est de 30 000 t. Ainsi, l’offre globale de Reo en tomates aura doublé en 2020, pour atteindre 60 000 t, grâce en plus aux 6 000 t de notre site d’Arques et les développements à Roulers ».

La criée favorise en effet le développement de la tomate serre en Belgique. Une zone de production de 20 ha, proche du veiling, est en développement : 10 ha seront en activité en juin prochain, 10 autres à la fin de l’année.

La tomate française représentera environ 1/3 des volumes : « Une tomate produite en France et destinée au marché français, rappelle Paul Demyttenaere, la grande distribution dans les Hauts-de-France l’a bien accueillie. D’ici 5 à 6 ans, la criée entend se placer au centre d’une sorte d’eurozone de production en se positionnant par ailleurs sur la double origine, française et belge ».

Néanmoins, ces développements continuent d’inquiéter la filière tomate hexagonale. « Reo ne cherche pas à construire des serres – au mieux apporter un savoir-faire - et la mise en marché des deux origines est bien séparée, insiste Paul Demyttenaere, la production a tout avantage à travailler avec une structure organisée comme la criée : par exemple, à l’automne dernier, face au marché français saturé, Reo a permis aux tomates d’Arques d’être écoulées sur les marchés allemand et anglais. »

La tomate française représentera environ un tiers des volumes de la criée belge Reo l’an prochain.

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