Aller au contenu principal

Le réseau Vitalis mise sur l’oignon et les condiments

Le réseau Vitalis vient d’inaugurer sa nouvelle station de conditionnement de Merville (Nord) dédiée à l’oignon. Un nouvel investissement qui triple la capacité de l’ancien site de Bavinchove et lui permet de faire d’importants gains de productivité. Visite.

Depuis le 20 septembre 2017, les nouvelles chaînes de conditionnement oignons de Terréa-Réseau Vitalis sont entrées en activité à Merville (Nord) dans un bâtiment flambant neuf de 6 000 m2 qui emploie dix-sept salariés.

La décision de cette nouvelle implantation a été prise en septembre 2016, le terrain acheté un mois plus tard, le premier coup de pioche donné le 15 janvier 2017 et le premier sac a été conditionné le 18 septembre 2018, alors que les bureaux partagés entre les adhérents du réseau Vitalis et Terréa n’étaient pas encore achevés ! Hervé Leconte, directeur général de l’activité oignon-ail-échalote du réseau Vitalis a inauguré tout récemment ses installations (cf. FLD Hebdo du 7 juin).

« Mon arrière-grand-père a commencé la vente de pommes de terre à Richebourg dès 1917 », se souvient celui qui est aussi propriétaire de la pomme de terre Label Rouge de Merville. Quelques générations plus tard, la petite société familiale est entrée dans le giron de Négonor (en 2000), puis s’est associée avec les entreprises Bateman et Coo pour créer BLC, avant que les trois dirigeants ne fusionnent leurs cinq sociétés dans Terréa en 2016. « Il s’agissait de massifier les forces de nos quatre centres de conditionnement pommes de terre et oignons et d’avoir une politique cohérente aussi bien à l’amont qu’à l’aval. »

Changer de braquet

« Notre activité Oignons ne s’est véritablement développée que depuis 2002, quand un distributeur nous a demandé de faire de l’oignon à façon d’avril à août », explique Hervé Leconte. « Nous en faisions à l’époque 4000t/an dans notre centre de Bavinchove (Nord) où l’on conditionnait à la fois de la pomme de terre non lavée et de l’oignon dans un bâtiment de 2 000 m2 ». Puis, la société a commencé à commercialiser des oignons, aulx et échalotes. Tout d’abord, à partir d’une production locale, puis en se fournissant dans d’autres régions (nord de Paris, Beauce) mais aussi à l’étranger sur certaines périodes de l’année.

Depuis 2005, année où Bonduelle a cessé son approvisionnement oignons pour son usine historique de Renescure (Nord), l’activité s’est développée régulièrement. Les ex-producteurs Bonduelle ont ainsi fourni le centre de Bavinchove, jusqu’à ce que le réseau Vitalis – dont fait partie Terréa – ne rachète la société Sud Horizons, lui ouvrant de nouvelles perspectives de développement. Située à Mallemort (Bouches-du-Rhône), celle-ci commercialise 13 000 t/an d’oignons blancs, de l’ail et échalote. Mais avec le nouveau centre de Merville, la volonté des dirigeants de réseau Vitalis est bien de changer de braquet. « Ici, nous tournons actuellement à 15 000 t/an, mais avec une perspective de 25 000 t/an d’ici deux ans », précise Hervé Leconte. La station devrait obtenir l’agrément IFS d’ici la fin de l’année.

La station commercialise ses produits dans une large gamme d’emballages permise par ses cinq chaînes de conditionnement en différents calibres allant du 40-50, 50-60,60-70 et + de 80. La grande majorité de la production est valorisée en GMS (70 %) et chez les grossistes (30 %). 6,2 M€ ont été investis à Merville, dont 2,1 dans du matériel neuf. Une partie du matériel de Bavinchove de moins de deux ans a été également rapatriée vers Merville.

Lire aussi notre article sur le lancement de campagne de l’ail français : ici

Les plus lus

Maraîchage : « Nous n’avons pratiquement plus de problème de puceron »

Producteur de légumes en Vendée, Marco Altamirano a réglé son problème de puceron grâce aux plantes de service.

<em class="placeholder">Catherine Mingam, productrice de rhubarbe dans le Finistère.</em>
Finistère : « En rhubarbe, la principale difficulté est la gestion de l'enherbement »

Productrice de légumes dans le Finistère, Catherine Mingam s’est diversifiée en 2017 dans la rhubarbe. Une culture entièrement…

<em class="placeholder">laitue iceberg nord plein champ protection phytosanitaire puceron Movento perte économique</em>
Laitue dans le Nord : « Sans le Movento, on est vraiment dans l’impasse »

Jean-Christophe Saingier, producteur de laitues Iceberg à Verlinghem dans le Nord, témoigne de sa difficulté à lutter…

<em class="placeholder">Marco Altamirano (à droite) et Romain Sochard, maraîchers en Vendée.</em>
Vendée : « Tous nos légumes sont vendus en panier bio en Angleterre »
Basés en Vendée, Marco Altamirano et Romain Sochard produisent des légumes bio qui sont vendus à un seul client pour la…
maraichage, désherbage thermique, manuel et par occultation sur carotte en Vendée
Carotte en Vendée : « J’ai économisé plusieurs jours de désherbage »

Adrien Cano et Marine Dunand cultivent des légumes en maraîchage bio diversifié à Maché en Vendée. Depuis leur installation en…

<em class="placeholder">Point de greffe sur un pommier, dans le cadre d&#039;un essai porte-greffes sur pommiers au centre CTIFL de Balandran dans le Gard.</em>
Pomme : le porte-greffe G214, une piste d’avenir ?
Le porte-greffe G214, en pommier, est pour l’instant le meilleur élève d’un essai en cours au CTIFL dans le cadre du réseau…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes