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Le kiwi jaune de l'italien Rivoira enfin dévoilé à Fruit Attraction 2023

Cette nouvelle marque de kiwi jaune est pour le moment composée de deux variétés qui présentent des caractéristiques agronomiques non négligeables, notamment des résiliences à la Moria et au PSA. Une première récolte commerciale est attendue dès cet automne. La montée en puissance est prévue, en Europe et dans le monde.

Lors du salon Fruit Attraction, le groupe italien Rivoira a enfin révélé, au cours d’une conférence remplie, le nom de la marque sous laquelle son nouveau kiwi jaune va être commercialisé : KiKoKa’. «  Un nom joyeux et ludique, facile à retenir », revendique Angelo Ferrara, de l’agence Robilant (Milan, Italie).

Pour mémoire, les deux entreprises NKP (NewKiwiPlant basée à Cesena) et Rivoira (à Verzuolo), avaient signé le 7 juillet à Verzuolo en Italie un accord prévoyant la cession par NKP des droits exclusifs à Rivoira pour le développement commercial au niveau mondial de deux variétés de kiwis jaunes, obtenues à partir d'un projet de sélection commun mené par l’Université d’Udine et NKP.

Gerhard Dichgans, responsable du projet mondial, est confiant : « Nos opportunités sont là et bien là : dans la catégorie kiwi, le segment des fruits jaunes est en forte progression, la consommation est en croissancet mais l’offre n’est pas suffisante pour y répondre en raison de difficultés agronomiques. Or nos variétés [sous marque KiKoKa’] sont résilientes à la Moria et au PSA et présentent des caractéristiques de stockage long donc une fenêtre commerciale pouvant aller jusqu’en avril voir mai. »

 

Agronomiquement, quelles sont les variétés qui composent KiKoKa’ ?

KiKoKa’ concerne deux variétés, la précoce AC 496 076, qui se récolte dès la mi/fin septembre et avec des caractéristiques supérieures en qui concerne la douceur et la matière sèche, et la tardive AC 501 022 récoltée à la mi-octobre avec une bonne conservation, explique Gerhard Dichgans. Mais ce qui les rassemble et en fait des variétés d’intérêt : une forte résistance à la bactériose PSA et à la Moria (dépérissement des vignes), « les deux principaux problèmes auxquels se heurtent les producteurs de kiwis en Europe et dans le monde aujourd’hui ». Gerhard Dichgans précise encore que d’autres sélections sont dans les tuyaux pour compléter la gamme, « six sont actuellement en observation ou en test ».

 

 

 

 

 

 

Une première récolte commerciale dès cet automne

1 500 hectares ont été attribués en Europe à 12 entreprises*, dont 800 ha en Italie, 300 ha en France, 200 ha en Grèce, et 200 ha en Espagne et Portugal. Une première récolte commerciale de 450 tonnes sera réalisée cet automne, puis vendue sous la nouvelle marque KiKoKa’.

« Le développement commercial bat son plein, assure Marco Rivoira, PDG du groupe Rivoira. Ce sont 140 hectares plantés en 2022 et 220 hectares en 2023, auxquels s’ajoutent 200 hectares supplémentaires prévus pour 2024. Ceci montre la grande confiance de nos partenaires concernant ce projet. »

*Les 12 entreprises participantes au projet sont :

  • Apo Scaligera (Zevio, Italie) ;
  • Clementi (Laives, Italie) ;
  • Innatis (Angers, France) ;
  • Kiwi Uno (Verzuolo, Italie) ;
  • Peviani (Siziano, Italie) ;
  • Savajols (St.Rambert d’Albon, France) ;
  • Surexport (Séville, Espagne) ;
  • Zeus Kiwi (Katerini, Grèce) ;
  • Zeoli Fruit (Cisterna di Latina, Italie).

150 ha ont été attribués à chacune de ces entreprises.

  • OP Armonia (Battipaglia, Italie) participe également à ce projet avec 50 hectares pour la production biologique uniquement.
  • Et deux organisations de producteurs pour 50 hectares chacun : Arta Gold (Arta, Grèce) et Agrihold (Valence, Espagne).

 

Un projet européen et international

L’étape suivante sera la création du Consortium européen, dans lequel les partenaires seront actionnaires au prorata des hectares qui leur ont été attribués. Le Consortium sera l’unique bureau marketing en charge des ventes de kiwis jaunes de la marque KiKoKa’ à partir de la saison 2024.

« Mais il s’agit bien d’un projet international », rappelle Gerhard Dichgans. Etape suivante donc : bâtir des partenariats aux Etats-Unis (objectif 500 ha), au Chili (750 ha), en Afrique du Sud (200 ha) et en Australie (50 ha) pour compléter les vergers européens (1900 ha).

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