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Occitanie
L’ail bio est demandé

L’ail bio est en manque de volume sur un marché en attente de produits français. Sa production peut être délicate, comme en 2018.

Une grande partie d’ail bio consommée actuellement en France est importée alors que les consommateurs demandent de plus en plus l’origine française.
© RFL

« La consommation française d’ail est de l’ordre de 35 000 à 40 000 t par an et celle d’ail bio d’environ 3 000 à 4 000 t par an. Or, la production française d’ail bio est actuellement environ de 400 à 700 t d’ail par an », ont mentionné les responsables (1) d’une rencontre Ail bio organisée par les Chambres d’agriculture du Tarn-et-Garonne, du Gers et de la Haute-Garonne. De fait, une grande partie d’ail bio consommée actuellement en France est importée. Mais les consommateurs demandent de plus en plus l’origine française et les magasins (spécialisés bio ou non) souhaitent pouvoir répondre à cette demande. Une tendance confirmée par un tour de table auprès des metteurs en marché présents.

Rentabilité de l’atelier ail bio

Les discussions ont abordé le prix de l’ail bio, qui se situe actuellement entre 4 et 5 €/kg selon le conditionnement, le calibre et la présentation. Une rémunération à mettre en correspondance avec les données économiques et la rentabilité de l’atelier Ail bio. Ainsi pour l’ail violet en AB (en 2015, 2016, 2017 et 2018), et le prix moyen relevé est de 4,40 €/kg. « Avec un temps de travail moyen observé de 210 h/ha (dont 138 h/ha de conditionnement) et un rendement moyen de 4 t/ha, les marges sont intéressantes », note le document des Chambres d’agriculture. Le coût de production en ail blanc pour un rendement de 3,5 t/ha est de 4,62 €/kg, très proche de celui observé dans l’enquête réalisée sur l’ail violet.

(1) Marie Bollino, CDA 82, Espagnacq, CDA31, Jean Arino CDA 32.

Ralentir la rouille

L’année 2018 a été une année plutôt catastrophique pour l’ail bio en termes de rendement à cause des conditions climatiques extrêmes du printemps et d’une attaque de rouille en fin de saison. Les résultats de deux années d’essais sur les moyens de lutte contre la rouille sur l’ail bio présentés par Françoise Leix-Henry, du CEFEL de Montauban, ont été d’actualité. Selon la spécialiste, des tendances se dégagent. Les modalités « soufre » ou « cuivre + soufre » et « soufre + huile essentielle d’orange douce » ralentissent la progression de la maladie et tendent à améliorer les calibres et les rendements des aulx, comparés à un témoin non traité. Il s’agit de pratiques réalisées couramment par les producteurs.

Rédaction Réussir

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