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Auvergne-Rhône-Alpes : la filière fruits et légumes régionale réfléchit sur son offre locale

Le comité Interfel Auvergne-Rhône-Alpes a convié la filière régionale à réfléchir sur les sujets d’actualité.

De gauche à droite : Marie-Christine Laval (Département du Rhône), Jérémy Thien, (Auvergne-Rhône-Alpes Gourmand), Sylvain Ange (TerreAzur Rhône-Dauphiné), Christine Delaigue, (carreau des producteurs du marché de Corbas)
© Comité Regional interfel Auvergne Rhône Alpes

C’est dans les locaux du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes à Lyon que le comité régional Interfel a organisé  le 13 mai, un colloque sur la filière fruits et légumes dans la région. Plusieurs sujets avaient été retenus pour cette matinée de réflexions : les forces de la filière régionale, agroécologie, nutrition et consommation…

Proximité, relocalisation : un parcours épineux

Un thème concernait plus particulièrement l’aval de la filière : « relocalisation, proximité : constats et perspectives ». Le sujet des Plans alimentaires territoriaux s’est imposé dans les échanges. Marie-Christine Laval, chef du service Agriculture et Patrimoine du département du Rhône a expliqué la situation : « nous avons déposé un PAT qui a été validé : sa stratégie intègre la résilience agricole, la durabilité, la politique sanitaire et l’alimentation en restaurations collective.  Il s’agit aussi de soutenir l’agriculture départementale qui représente 4 300 exploitations dont 1/3 commercialise en direct. Un PAT peut faire lien avec les compétences du département : entre les écoles et les collèges, cela représente 14 500 repas par jour ». Le PAT rhodanien travaille en coordination avec les autres PAT dans la région, comme celui du Grand Lyon.

Sylvain Ange, directeur TerreAzur Rhône-Dauphiné, n’a pas manqué de faire part de ses interrogations sur le sujet : « Le local, c’est un territoire mais aussi un terroir. Peut-on se priver des terroirs « hors zone » en fruits et légumes ? La filière est en place et est à l’écoute pour participer à l’élaboration d’un PAT ». Il est vrai aussi que parfois, les PAT incluent une partie logistique qui risque de venir en doublon de l’activité des grossistes locaux.  Jérémy Thien, président d’Auvergne-Rhône-Alpes Gourmand, s’est voulu rassurant : « Il ne s’agit pas de réinventer la poudre, c’est clair ! Un PAT peut offrir un effet de levier, une potentialité d’augmenter la part des produits locaux en restauration collective ».  

 

 

De son côté, sChristine Delaigue, présidente du carreau des producteurs du marché de Corbas, a rappelé combien la pression immobilière pèse sur le développement de l’agriculture périurbaine. Une situation paradoxale alors que la demande des consommateurs lyonnais excède l’offre. « Dans le cadre des périmètres PENAP (zonages permettant de figer la vocation agricole des terrains qu'ils concernent aux documents d'urbanisme), 44 hectares de surface de production, en trois zones, ont été préservés. Le signe positif est que les maires sont de plus en plus nombreux à vouloir parles avec les producteurs ».

La filière fruits et légumes Auvergne-Rhône-Alpes en chiffres

Production totale : 470 000 t

Soit 11,3% de la production française de fruits, 4,1% de légumes

Nombre d’entreprises :14 9005 Md

Chiffre d’affaires (stade consommation) : 2,5 Md€

Consommation : 177,9 kg/ménage/an

Dépenses des ménages :456€/ménage/an

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