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La délicate gestion du compost

Un apport de compost ne se fait pas avec n’importe quoi ni n’importe comment. Telle est la conclusion de la journée sur le sujet, organisée par la station d’expérimentation de la Senura (Isère), mi-juin. La gestion de sa fertilisation  avec du compost n’est pas si simple, comme ont pu le constater les participants de la journée technique. « Le succès du processus dépend du mélange de départ, a estimé lors de sa conférence Jacques Fuchs agronome, chercheur au Fibl (Institut de recherche de l’agriculture biologique Suisse). L’objectif est un tiers de bois défibré, un tiers de produits fibreux moyennement fins et un tiers de produits fins ». 
L’essai, mis en place par la station nucicole il y a dix ans sur une parcelle de producteur, a montré la difficulté de l’utilisation d’un compost. « L’apport annuel de 29 tonnes de compost de fumier caprin a permis de remonter le pH, et ainsi le pouvoir tampon du sol, a présenté Delphine Sneedse, responsable de l’essai. Mais la matière organique est restée accumulée en surface sans effet structurant sur le sol. Et nous n’avons pas constaté d’amélioration de la biomasse vivante du sol ». 
Des résultats 
sur les premières années
Les résultats sur la production sont mitigés. En moyenne sur les dix ans, le nombre de noix nécrosées était inférieur d’un tiers sur la parcelle fertilisée organiquement par rapport à celle fertilisée minéralement. Et les rendements ont été améliorés de 10 %. « Mais des différences significatives entre les deux modalités ne s’observent que sur quelques années », tempère l’expérimentatrice. Pour réduire cet effet d’accumulation, l’essai pourrait être poursuivi en apportant une moindre quantité de compost et en l’enfouissant.

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