Guerre au Moyen-Orient : les représentants des agriculteurs reçus ce 12 mars par le gouvernement pour évoquer la flambée du GNR
Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, annonce ce jour qu’elle recevra avec Annie Genevard les représentants des agriculteurs qui subissent une hausse de 40 centimes du prix du GNR (TTC) en une semaine.
Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, annonce ce jour qu’elle recevra avec Annie Genevard les représentants des agriculteurs qui subissent une hausse de 40 centimes du prix du GNR (TTC) en une semaine.
« Nous allons recevoir cette semaine avec Annie Genevard les représentants des agriculteurs touchés par la hausse du GNR » vient d’annoncer Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée chargée de l’énergie à l’issue du Conseil des ministères.
La question de la hausse du prix des engrais sera aussi abordée à l’occasion de cette réunion qui doit se tenir ce 12 mars au matin avant une réunion avec les distributeurs de carburant.
En une semaine, depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le prix du gazole non routier (GNR) a pris plus de 40 centimes le litre (TTC) et 34 centimes (HT).
Une hausse très importante au moment où les agriculteurs redémarrent les travaux de printemps.
Relire : Comment évolue le prix du GNR ? Hausse de plus de 30 centimes HT en une semaine
La libération des stocks stratégiques de pétrole détend le marché
Alors que pour l’heure la France n’est soumise à des problèmes d’approvisionnement en lien avec la guerre au Moyen-Orient, Roland Lescure, ministre de l’Economie, a reconnu ce 11 mars que l’administration avait été surprise de la rapidité avec laquelle la hausse du prix du baril s’était répercutée sur le prix du carburant.
« Les problèmes d’approvisionnement concernent plutôt l’Asie », rappelle-t-il. Après l’annonce par le G7 de la possibilité de libérer des stocks stratégiques d’un milliard de barils de pétrole répartis dans les pays de l’OCDE (dont 100 millions en France), « le prix du baril qui était de 120 dollars lundi en Asie est retombé sous les 80 dollars », ajoute-t-il.
Une annonce confirmée ce 11 mars en début d’après-midi par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) avec une libération sur les marchés de 400 millions de barils de pétrole provenant des réserves stratégiques, le déblocage « le plus important » de l’histoire de l’institution.
Les baisses observées sur le baril doivent être aussi vite répercutées que les hausses
« Les baisses observées sur le baril doivent être aussi vite répercutées que les hausses », déclare Maud Bregeon à l’intention des distributeurs de carburants qui seront aussi de nouveau reçus ce jeudi 12 mars par le gouvernement.
Pour l’heure, le gouvernement n’envisage pas de bouclier énergétique ni d’évolution de la TVA sur les carburants qui coûteraient trop cher à l’Etat. L’encadrement des marges a été abordé lors du conseil des ministres ce jour, « mais aucune décision n’a été prise pour l’instant ».