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Fruits transformés : quelles sont les tendances de consommation ?

La Fiac Fruits fait le point sur les produits “à la mode” dans la catégorie Fruits élaborés, et comment ses industriels s’adaptent, en termes de parfums, de recettes et de formats. En production, cela passe aussi par le développement des vergers dédiés.

Entre les compotes, les confitures, les conserves et les surgelés, la filière des fruits élaborés en produit 650 000 tonnes (ventes sorties usines), soit l’équivalent d’une consommation de 10 kg par Français et par an.
© Julia Commandeur

La Fiac Fruits, la section Fruits de la Fédération des industries des aliments conservés, lors d’une conférence de presse le 10 octobre, a présenté les profils des consommateurs de fruits élaborés du 21e siècle. C’était aussi l’occasion de faire le point sur les tendances de la filière.

 

Que représentent les fruits élaborés ?

Le marché des fruits élaborés, soit les compotes, confitures, conserves de fruits et fruits surgelés, représente, selon les chiffres de la Fiac, 1,7 milliard de chiffre d’affaires et 43 PMI et ETI françaises. La filière produit 650 000 tonnes de fruits élaborés (ventes sorties usines), « soit l’équivalent d’une consommation de 10 kg par Français et par an », souligne Guillaume Argand (président du groupe Valade), vice-président du groupe Fruits de la Fiac.

Par groupe de produits :

- les compotes sont loin devant, avec des volumes de 437 200 tonnes (principalement la pomme est transformée) produites par 14 entreprises françaises ;

- les confitures, avec une variété de fruits « extraordinaire » : 166 000 tonnes produites par 26 entreprises françaises ;

- les fruits en conserves : 69 154 tonnes par 4 entreprises françaises ;

- les fruits surgelés : 45 000 tonnes par 3 entreprises.

(chiffres Fiac Fruits : ventes sorties usines)

 

Une consommation variée et des top parfums

Et en termes de consommation, les différents produits de fruits élaborés représentent :

  • Confitures : 93 % de foyers consommateurs et 2,6 kg/an par foyer acheteur ;
  • Compotes : 91 % de foyers consommateurs et 8,9 kg/an par foyer acheteur ;
  • Fruits en conserve : 76 % de foyers consommateurs et 3 kg/an par foyer acheteur ;
  • Fruits surgelés : 61 % de foyers consommateurs et 2,1 kg/an par foyer acheteur.

(chiffres : sondage Opinion Way pour la Fiac de mars 2022)

Raquel Martins, responsable RSE communication et innovation du groupe Charles & Alice, et Boris Petit, responsable marketing de St-Mamet : « Ces chiffres de consommation soulignent bien l’attrait des Français pour les fruits élaborés, mais aussi leur besoin de diversité, en type de produits mais aussi dans les parfums. »

Les tops fruits dans les parfums sont : 

  • La fraise, puis l’abricot puis la framboise dans les confitures ;
  • La pomme, puis pomme-fraise puis pomme-poire pour les compotes ;
  • L’ananas, puis salade de fruits (mélange) puis la poire pour les conserves ;
  • Les fruits rouges, puis la framboise, puis la myrtille pour les surgelés.

 

Une tendance plaisir qui s’accentue

Mais les tendances évoluent. Outre les fruits rouges, les professionnels de la Fiac Fruits notent un attrait certains pour les fruits exotiques, « pour répondre à la recherche de plaisir des consommateurs, leur envie de s’évader, de voyager, et ce toute l’année », précise Boris Petit. Mangue, fruit de la passion, litchi et même banane sont les fers de lance de cette tendance.

Côté santé, l’attente de recettes moins sucrées est toujours très forte. « C’est une tendance de fond depuis quelques années qui se poursuit, souligne Raquel Martins. C’est aussi une demande de plaisir, car moins de sucre signifie qu’on sent plus le goût de fruits. »

Enfin, les industriels sont engagés encore dans les innovations de format pour offrir toujours plus de praticité et d’usages.

 

Les vergers dédiés, une pratique qui s’intensifie

En production aussi, les tendances évoluent. La France a cette spécificité d’avoir des vergers double fin, c’est-à-dire des vergers dont les fruits partent vers la filière du frais mais aussi vers les industriels lorsqu’ils sont déclassés. « En pomme, les vergers dédiés permettent de valoriser 20 % de la production qui autrement aurait été perdue », estime Adrien Mary, délégué général de la Fiac Fruits.

Les fruits peuvent aussi provenir de vergers dédiés l’industrie, une pratique qui permet d’assurer son approvisionnement et des cahiers des charges spécifique. Les vergers dédiés à l’industrie, que l’on retrouve principalement en pomme, poire, abricot et cassis,  se développent depuis quelques temps. Chez Materne, ils représentent 25 % de la production, selon Céline Richonnet, directrice nutrition du groupe Materne.

Lire aussi : Origine France : comment Charles & Alice « refruitalise » les vergers français pour ses compotes

« La structuration de la filière est un travail en cours, avec une étude en cours de l’Afidem, l’interprofession des fruits à destinations multiples transformés  », conclut Adrien Mary.

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