Aller au contenu principal

Flambée du prix de l’énergie : « Il faut dynamiser les ventes de tomates françaises toute la saison »

Dans un contexte difficile lié à la flambée du prix de l’énergie, la filière tomate souhaiterait une dynamisation des ventes et une mise en avant de l’origine France toute la saison.

Valoriser l’offre tomates et concombres dans un contexte d’évolution des coûts de production : c'était le sujet d'une table-ronde réunissant amont et aval lors de la journée nationale tomate-concombre du CTIFL.
© Véronique Bargain - FLD

La flambée du prix de l’énergie ces derniers mois, qui s’ajoute à l’augmentation du coût de tous les intrants, amène la filière tomate à vouloir mieux valoriser la production française. L’amélioration de la qualité, notamment gustative, des tomates est une piste. « De 2010 à 2020, les achats de tomates rondes ont diminué, surtout à cause du goût, et ceux de tomates grappe stagnent et commencent même à baisser, souligne Valentine Cottet, du CTIFL, lors de la journée nationale tomate-concombre. Ils ont par contre augmenté en tomates cerise, cocktail, cœur et côtelées. La qualité gustative est donc un levier de valorisation. Et il faut améliorer la saveur des types standard, notamment en grappe, dont les achats diminuent car le goût n’est pas au rendez-vous ».

Un contexte inflationniste à prendre en compte

Les évolutions récentes de la consommation et le contexte inflationniste doivent toutefois être pris en compte. « Les créneaux très qualitatifs sont en baisse, observe Bruno Vila, président de Rougeline. Il y a plutôt des opportunités sur un rapport qualité-prix intéressant pour le consommateur ». « Auchan veut continuer à proposer des prix bas pour les consommateurs qui recherchent d’abord le prix, mais aussi une offre qualitative pour ceux qui veulent de la fraîcheur, de la couleur, indique Marion Leroux, manager fruits et légumes à Auchan. L’augmentation annoncée de 15-20 % de nos frais logistiques en 2023 fait toutefois que nous allons peut-être atteindre un plafond en termes de valorisation » .

Continuer à développer l’aspect gustatif et la segmentation par l’usage

« Nous devons continuer à développer le goût et la segmentation sur les usages », estime Laurence Rault, directrice commerciale de Savéol. Et surtout, les opérateurs attendent une valorisation et une mise en avant de l’origine France toute la saison. Le marché ayant été difficile cet été, des opérations ont été menées dans des magasins mi-septembre par des producteurs pour dénoncer la présence de tomates marocaines. « Il y a désormais de la tomate marocaine en rayon toute l’année », s’agace Christophe Rousse, président de Solarenn. « L’origine France, le local, peut être un levier de valorisation de mars à fin octobre, estime Laurence Rault. Il faut une dynamisation des ventes toute la saison, pour valoriser le coût de production, mais aussi les volumes. Il y a plus de tomates dans les serres en septembre qu’en mars-avril. Et il faut plus de réactivité ». « Auchan a été présent cet été pour accompagner les à-coups de production, assure Marion Leroux. Et nous devons être encore plus agiles. Mais il y a plus de demande en tomates en avril qu’en septembre ».

La contractualisation, une solution à privilégier

La contractualisation est également une piste essentielle. « Mais dans le contexte actuel, peu de clients veulent s’engager sur une valorisation », constate Bruno Vila. « Avec la flambée du prix de l’énergie, la production va diminuer, prévoit Antoine Cheminant, responsable tomate à Océane. Nous devrons donc arbitrer entre nos clients. Nous allons proposer des contrats. Les producteurs auront ainsi plus de visibilité et nos clients seront sûrs d’avoir du produit ».

Les plus lus

<em class="placeholder">Jean-Pierre Bouillac et Danielle Chambaraud, producteurs d&#039;asperges et de vin en Gironde.</em>
Asperge en Gironde : « Face à la crise viticole, nous voulons redynamiser l’asperge »

Producteurs de vin, de plants de vigne et d’asperges en Gironde, Jean-Pierre Bouillac et Danielle Chambaraud ont choisi de…

<em class="placeholder">Florian Lemercier, maraîcher dans la Sarthe et son robot OZ. </em>
Maraîchage : « Avec le robot OZ, c’est comme si on était deux à temps plein »

Florian Lemercier, maraîcher en agriculture biologique, a acquis un robot OZ de Naïo dès son installation. Un choix qui le…

<em class="placeholder">Mise en marche du robot de la ferme pilote des Fermes Debout à Saint-Nom-le-Bretèche.</em>
Robotisation en maraîchage : « Notre robot peut donner envie de faire ce métier »

La robotisation de tâches pénibles est au cœur du concept des Fermes Debout, des serres maraîchères conçues pour fournir des…

<em class="placeholder">Side-car maraîcher électrique Broco&#039;Lit de l&#039;entreprise bretonne Romanesco au salon du Sival 2026</em>
Maraîchage : Broco’lit, le side-car maraîcher signé Romanesco

La jeune entreprise bretonne étoffe son catalogue d’outils pour le maraîchage avec le Broco’Lit, un side-car électrique…

<em class="placeholder">Mickaël Mazenod, arboriculteur à Saint-Paul-en-Jarez, dans la Loire. </em>
Aspersion antigel en arboriculture : « On arrive à faire quatre ou cinq hectares avec toutes nos capacités »

Alors que le dérèglement climatique renforce les risques de gel pour les arboriculteurs, retour d’expérience sur l'…

<em class="placeholder">Un bâtiment bien conçu limite le temps et la pénibilité du travail.</em>
Maraîchage en Bretagne : un accompagnement de la MSA pour bien concevoir son bâtiment

En Bretagne, les projets de bâtiments maraîchers peuvent bénéficier d’un accompagnement de la MSA pour une bonne prise en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes