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En Occitanie, comment adapter l'arboriculture aux restrictions d’eau

Le manque d’eau a des conséquences délétères en arboriculture, notamment dans les régions soumises à des restrictions préfectorales.

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Les restrictions hydriques ont un impact direct sur le calibre.
© RFL

Une cinquantaine de participants étaient présents à la journée technique Cap expé Occitanie organisée mi-février à Montauban. Les techniciens invités ont pu partager leurs résultats de recherche sur de nombreux sujets tels que l’adaptation du matériel végétal, le raisonnement des apports en eau et le pilotage à la goutte près du système d’irrigation. « Les restrictions hydriques telles que pratiquées dans les Pyrénées-Orientales ont un impact direct sur le calibre des pêches », a par exemple exposé Aude Lusetti de la Centrex.

« Le matériel végétal permet d’entrevoir une perspective d’adaptation à la contrainte hydrique », estime en réponse Maëlle Guiraud, qui travaille sur les porte-greffes en fruits à noyau à SudExpé. Une autre piste évoquée est l’adaptation des systèmes d’irrigation. « Mais le passage en irrigation localisé comme la micro-aspersion ou le goutte-à-goutte double ligne ne suffira pas. Les besoins en eau vont également augmenter avec le réchauffement climatique, d’où l’intérêt de créer des réserves en parallèle », plaide Jean-François Larrieu, technicien de la chambre du Tarn-et-Garonne.

« Tout se joue sur la technique »

L’occasion aussi pour Jean-Michel Debeda, ancien arboriculteur et membre de la cellule sécheresse du département, de présenter les actions locales pour sécuriser la ressource. « La création de lac est coûteuse et complexe, avec souvent des surcoûts pour respecter les exigences réglementaires qui ne sont pas inclus dans les aides au financement et restent à charge de l’agriculteur », déplore le nouvel élu à la chambre. Pourtant, pas de biodiversité sans irrigation, constat que partage Yannick Frayssinet, pomiculteur. « Les enjeux du département sont les mêmes que partout ailleurs avec la question de la disponibilité de l’eau », estime le producteur. Quels que soient les modes de commercialisation, une importante différence de rentabilité, qui peut aller du simple au triple, est observée entre les exploitations. « Tout se joue sur la technique, puisque les aspects réglementaires sont les mêmes pour tout le monde sur le territoire », insiste Yannick Frayssinet. Des solutions existent et sont déjà disponibles, l’enjeu est désormais de se les approprier et de les mettre en œuvre.

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