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Productions
Des pertes à déplorer suite aux fortes pluies

Les fortes pluies de la semaine dernière ont causé des dégâts côté productions maraîchères et arboricultures fruitières, notamment en Ile-de-France et en région Centre.

En région Centre, le Cadran de Sologne estime à peut-être 300-400 t sur un potentiel de 2 200 t les fraises invendues pour cause d'inondation. « 130 ha de fraisiers en pleine récolte ont été entièrement recouvertes par les eaux entre les 30 et le 31 mai, regrette le directeur Laurent Renaud. De plus les routes ont été fermées aux poids lourds à partir de 17 heures le 1er juin sur arrêté préfectoral. Le transport des fraises récoltées le 2 juin n'a pu avoir lieu malgré une dérogation obtenue en urgence. » En Pays de la Loire, les impacts sont très contrastés. Autour d'Angers, les implantations et les récoltes de salades restent difficiles. Dans le pays de Retz en Loire-Atlantique, des poireaux primeurs, des sucrines et autres cultures ont été submergés par des cours d'eau. Une demande de reconnaissance d'une partie de la Loire-Atlantique en zone de calamité agricole a été faite auprès du préfet. « Cet épisode pluvieux, analyse Antoine Thiberge, directeur des Maraîchers Nantais, s'ajoute à une série d'événements fâcheux qui risquent de mettre en difficulté la trésorerie des exploitations. »

Les crues ont très fortement impacté les productions de la ceinture maraîchère parisienne.

Dans la région Hauts-de-France, Christian Durlin, président du pôle Légumes, estimait le 1er juin les pertes en choux-fleurs et oignons provoquées par les inondations entre 10 à 20 %.

En pommes de terre, les orages tombés dans la région de Bailleul (Nord) ont balayé les sillons de certaines parcelles plongeant les tubercules dans l'eau durant plusieurs jours… hypothéquant dès à présent la qualité des produits.

En Ile-de-France, les crues ont très fortement impacté les surfaces de légumes de la ceinture maraîchère pari-sienne. Les producteurs situés dans les vallées de la Mauldre, de l'Yvette et de la Seine sont les plus touchés. Les fraises de plein champ et autres fruits rouges, ainsi que les salades sont dévastées. Les arboriculteurs des Yvelines ont totalement perdu leurs cerises Burlat qui arrivaient à maturité. On a déjà noté des débuts d'écla-tement de fruits sur les variétés tardives (Stark). Les cultures étant inondées et devant le rester pendant plusieurs jours, il est impossible d'intervenir dans les parcelles : le risque de maladies en est d'autant plus augmenté.

Pour le président de Légumes de France, Jacques Rouchaussé, « nous connaissons un enchaînement dramatique : guerre des prix entre enseignes, consommation en berne, et maintenant les crues. C'est une triple peine pour les producteurs ».(lire aussi en p. 7).

Rédaction Réussir

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