Crédits carbone : quelles sont les pratiques agricoles que la Commission européenne veut certifier ?
La Commission européenne a ouvert le 26 janvier une consultation publique sur les méthodologies de certification des activités de stockage de carbone agricole. Bruxelles y liste des pratiques agricoles retenues pour son cadre adopté fin 2024, volontaire pour les États membres.
La Commission européenne a ouvert le 26 janvier une consultation publique sur les méthodologies de certification des activités de stockage de carbone agricole. Bruxelles y liste des pratiques agricoles retenues pour son cadre adopté fin 2024, volontaire pour les États membres.
Vers un marché européen pour les crédits carbone agricoles ? La Commission européenne a publié le 26 janvier les méthodologies retenues pour pouvoir certifier les activités de stockage de carbone. Mises en consultation publique jusqu’au 19 février, elles découlent d’un cadre de certification européen sur le sujet, qui avait été adopté fin 2024. L’objectif affiché par Bruxelles était « de faciliter et d’encourager la réalisation d’absorptions de carbone […] et la réduction des émissions des sols », via un cadre harmonisé dans l’UE et volontaire pour les États membres. Et cela « en évitant d’imposer une charge administrative disproportionnée aux exploitants ou aux groupements d’exploitants, en particulier aux petits agriculteurs », précisait Bruxelles.
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Quelles sont les activités agricoles qui seraient certifiées pour le stockage de carbone ?
Les activités agricoles retenues par Bruxelles devront augmenter les absorptions nettes de carbone dans les sols, ou réduire les émissions nettes de CO₂ issues du sol. La Commission européenne cite par exemple la conversion de terres arables en prairies, les couverts, les rotations, les pratiques réduisant les perturbations du sol, ou encore l’utilisation d’amendements organiques du sol ou d’engrais organiques.
Sont aussi intégrées les pratiques d’agroforesterie qui « augmentent les absorptions nettes de carbone dans la biomasse vivante », est-il précisé dans le texte. Ce qui correspond à la plantation de haies ou d’arbres dans les parcelles, ou à des cultures permanentes avec plusieurs pratiques comme les vergers pâturés ou cultivés en interculture.
Bruxelles vise également une « meilleure utilisation des engrais », pour pouvoir réduire les émissions directes et indirectes de N₂O. Les pratiques citées regroupent la fertilisation de précision, le remplacement des engrais azotés minéraux (par des cultures de légumineuses, par des amendements du sol ou des biostimulants végétaux), et le changement de type de produits fertilisants.
La Commission européenne soutient vouloir « garantir des synergies » avec les certifications pour les crédits nature, annoncées dans sa Vision pour l’agriculture et l’alimentation, présentée en février 2025.
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