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[Coronavirus Covid-19] Pomme de terre primeur : la saison semble sauvée

Après des débuts chaotiques, au début du confinement, le marché de la pomme de terre primeur est revenu à une situation plus normale. Le grand gagnant est le préemballé.

© Nadine Stenger - FLD

« La pomme de terre primeur est une activité très saisonnière, rappelle Nicolas Paille, directeur de l’Union de coopératives Noirmoutier-Ré, qui produit 14 000 t de pommes de terre primeurs avec 45 producteurs. Pour Noirmoutier-Ré, la campagne a démarré le 17 mars, le jour du confinement ! » La perte de la RHD et des grossistes, qui représentent 30 % des ventes en pomme de terre primeur, et la modification des habitudes d’achats des consommateurs qui se sont rués sur les pâtes et les pommes de terre de consommation ont donc rendu le début de saison de la pomme de terre primeur difficile.

« Mais en 2-3 semaines, la consommation est redevenue plus normale, avec en positif que les gens cuisinent plus et en négatif la tentation des GMS à resserrer les gammes et certaines difficultés sur les plates-formes logistiques. Après un mois de campagne toutefois, nous étions à jour dans les volumes, avec une perte de valeur mais qui reste supportable ». Pour dynamiser les ventes, l’Union Noirmoutier-Ré veut déployer son offre de pommes de terre Label Rouge, lancée en 2019. De 10 % des volumes, elle espère passer à 20 %. Fin mai, elle va également développer sa gamme Zéro résidu de pesticides, elle aussi en 2e année. L’objectif est d’atteindre 5 % des volumes, avec la contrainte que seul le préemballé sous plastique peut être vendu en ZRP et non les filets 1,5 kg qui représentent l’essentiel des volumes.

Enfin, l’union mise beaucoup sur ses emballages fraîcheur. « Le film plastique est la meilleure solution pour éviter le verdissement. En 2020, il est apparu aussi comme un moyen d’éviter le coronavirus. Le vrac, qui représente habituellement 15 % des ventes, surtout en début de saison et sur les marchés, ne devrait en représenter que 5 %. À l’opposé, le préemballé a augmenté de 40 %, avec des UVC de 500 g à 1,5 kg et l’objectif en 2021 de remplacer les films plastique d’origine fossile par du plastique d’origine végétale. Nous ne savons par contre pas comment vont se passer les ventes en filet qui démarrent mi-mai ».

Lire aussi : Légumes primeurs : un marché aux multiples inconnues

Pour Prince de Bretagne et sa Primaline, le confinement est survenu au moment de l’augmentation des volumes cette pomme de terre primeur d’abri (300 t/an). « Après 10 jours compliqués et quelques ajustements tarifaires, les ventes se sont finalement bien déroulées », indique Pierre Gélébart, chef produit pomme de terre primeur à Prince de Bretagne. Et pour la suite (2 000 t à 3 000 t de pommes de terre de plein champ récoltées main, puis 12 000 à 13 000 t de pommes de terre récoltées machine), la marque espère que le marché va bien se passer. « L’import d’Italie, habituellement très présent en avril-mai sur les Min, devrait être plus limité du fait notamment du coût du transport, espère Pierre Gélébart. De plus, la GMS privilégie l’origine France cette année ». Prince de Bretagne mise aussi sur ses sachets fraîcheur (750 g en Primaline, puis 1 kg et 2,5 kg), ainsi que sur le développement de son offre en bio (3 400 t en 2019).

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