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Sud
Belle récolte pour la tomate industrie

Malgré les risques encourus par les pluies printanières, la production de tomate industrie est satisfaisante tant en quantité qu’en qualité. Mais le marché reste très tendu.

LA RÉCOLTE EST ANNONCÉE EN HAUSSE, avec 180 000 tonnes nettes récoltées en France.

La récolte de tomates d’industrie s’est achevée tardivement cette année avec les derniers camions entrés dans les usines du Sud-ouest le 3 novembre. La récolte est annoncée en hausse, avec 180 000 tonnes nettes récoltées en France. « Les contractualisations prévues ont toutes été satisfaites », note Robert Giovinazzo, de la Sonito. Enfin, une saison correcte avec une belle saison de production et de bons rendements, mais une précocité « un peu plus délicate » en raison des pluies printanières. « Nous avons eu plus de difficultés pour le Sud-ouest, avec des pluies plus importantes au printemps, décalant ainsi les plantations jusqu’à fin juin. Pour le Sud-est, les conditions ont été meilleures, notamment dans le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône. En résumé, contrairement aux années précédentes, nous n’avons pas eu d’épisodes dramatiques venus pénaliser la récolte de tomates d’industrie en France », complète le responsable technique. Bonne qualité, des rendements parfois à plus de 100 tonnes par hectare et un taux de matière sèche soluble intéressant ont été au rendez-vous. Un satisfecit que vient pourtant assombrir une situation du marché en berne.

Pression excessive de l’Espagne

Les prix se sont resserrés et le marché ne montre pas de tendances haussières à court terme, notamment pour le double ou le triple concentré. À l’inverse, les produits en basse concentration se valorisent mieux. « Nous sommes sur un marché très tendu et déprimé, comme la plupart des marchés de matières premières agricole », note pour sa part André Bernard, président de la Sonito, inquiet de la pression exercée et « excessive » de l’Espagne qui, comme la France, l’Italie ou le Portugal, a enregistré cette année une très belle récolte.

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