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Belle progression des surfaces en bio pour la tomate d’industrie

L’interprofession nationale de la tomate destinée à la transformation enregistre une hausse des plantations pour la campagne 2021.

© Sonito

Les feux sont tous au vert pour cette campagne de tomates destinées à la transformation. La Sonito, qui regroupe les organisations de producteurs et les industriels de première transformation, enregistre une augmentation importante des surfaces en bio de 560 ha, contre 400 ha en 2020, sur un prévisionnel de 2 560 ha plantés. « La hausse des surfaces porte sur les surfaces en conventionnel et en bio plus significatives. La montée du bio s’explique par une forte demande des industriels et par un nombre important de conversions en AB chez les producteurs de tomates. Nous attendons de bons rendements en Camargue et des rendements plus faibles dans le Sud-Ouest et le Nord Drôme à cause de la grêle, des fortes pluies et la présence du mildiou », explique Robert Giovanizzo, directeur de la Sonito.

Gagner des parts sur le marché français

Les volumes sont à la hausse, soit 180 000 t au lieu de 136 000 t en 2020. La Sonito espère reprendre des parts de marché sur le marché national en s’appuyant sur la dynamique de consommation. Certains signaux plaident en ce sens : un marché plus assaini, une concurrence chinoise moins présente en Europe. L’offre espagnole reste toutefois très présente en GMS avec ses produits finis (ketchup, sauces élaborées). « Les consommateurs recherchent des produits frais, plus segmentés, tracés, avec une origine France. Nous allons développer la marque Produit de France », précise André Bernard, président de la Sonito.

Lire aussi : Tomates d’industrie : pour une mise en avant de la tomate française

Structurer la filière

L’autre enjeu est de mieux structurer la filière en améliorant l’entrée des tomates à l’usine, le process de fabrication, en installant des lignes pour le bio, le conventionnel et les produits spécifiques. En janvier 2021, la Sonito a fait appel au plan de relance. Deux entreprises ont été retenues dans le Sud-Est – les établissements Louis Martin et Le Panier provençal – et trois autres dans le Sud-Ouest. « Notre capacité de transformation est à la hausse de 10 à 15 % . Il nous reste à attirer les jeunes producteurs en leur proposant des contrats pluriannuels et un prix raisonnable soit 10 à 15 € de plus/tonne pour le producteur », conclut André Bernard.

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