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Isère : un intérêt limité des sondes pour piloter l'irrigation des noyers

La Senura vient de clôturer ses travaux sur l’irrigation dans les vergers de noyers. L’utilisation d’outils d’aide à la décision ne révèle pas de grandes possibilités d’amélioration de la gestion de l’eau.

Selon Delphine Sneedse, chargée d’expérimentation à la Senura, les sondes ne permettent pas de s'affranchir des contraintes pratiques, telles que les tours d'eau ou les restrictions d'usage de l'eau.
Selon Delphine Sneedse, chargée d’expérimentation à la Senura, les sondes ne permettent pas de s'affranchir des contraintes pratiques, telles que les tours d'eau ou les restrictions d'usage de l'eau.
© I. Brenguier

Est-il nécessaire de s’équiper en sondes pour arroser son verger de noyers ? Sans doute pas. C’est ce que révèlent les travaux menés par Delphine Sneedse, chargée d’expérimentation à la Senura, Station d’expérimentation nucicole Rhône-Alpes, basée à Chatte en Isère. « Réalisés dans l’objectif de voir si une gestion plus fine de l’irrigation permettait de diminuer les apports d’eau sans pénaliser les rendements et les calibres, ils ont mis en avant que la marge de manœuvre pour réduire les consommations d’eau est faible car les pratiques des nuciculteurs impliqués dans ces essais répondent aux besoins des noyers sans excès ou surconsommation d’eau », indique la chargée d’expérimentation.

Pour elle, « le bilan des essais est plutôt mitigé. Nous remarquons peu de différences significatives entre la modalité « Senura » gérée avec des sondes et la modalité « producteur », gérée sans. En outre, par rapport à la baisse moyenne des quantités d’eau apportées par parcelle, sur la durée de l’essai, elle ne dépasse pas 20 % par rapport aux pratiques des producteurs ». Selon Delphine Sneedse, dans certaines situations, les sondes peuvent être un outil d’aide à la décision utile pour ajuster le déclenchement des irrigations, adapter les quantités d’eau aux besoins des sols, anticiper et éviter les périodes de stress hydrique qui fragilisent les arbres et mettent en péril leurs productions.

Suivi, coût et maintenance supplémentaires

Mais la technicienne le rappelle : « Elles ne permettent pas de s’affranchir des contraintes pratiques, telles que les tours d’eau ou les restrictions d’usage de l’eau en période de sécheresse ». Ainsi, s’il est important que les producteurs mettent tout en œuvre pour réduire les apports d’eau sans mettre en difficulté les arbres, la chargée d’expérimentation n’est pas certaine de l’intérêt qu’ils peuvent avoir à s’équiper en sondes. Car cet équipement représente un suivi, un coût et une maintenance supplémentaires pour eux.

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