Aller au contenu principal

Accord UE/Maroc : 2 bonnes nouvelles pour les producteurs de tomates français

Les tomates provenant du Sahara occidental ne bénéficieront plus des bénéfices des accords bilatéraux entre l’UE et le Maroc d’ici un an, se félicitent Légumes de France et l’AOPn Tomates et Concombres dans un communiqué le 15 octobre. L’origine des produits devra en outre être mentionnée comme Sahara occidental et non plus Maroc. 

Tomates cerise allongées du Maroc vendues en France
Entre 2012 et 2023, les exportations de tomates marocaines vers la France ont bondi de 30 %, de 303 100 à 394 900 tonnes, rappelle l’AOPn Tomates et Concombres de France. Une hausse attribuée notamment « au développement de la production de tomates cerise sous serre au Sahara occidental, dans des conditions sociales et salariales impossibles à concurrencer pour les producteurs français ».
© Claire Tillier

Légumes de France et l’AOPn Tomates et Concombres de France se sont félicités le 15 octobre de deux arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) rendus le 4 octobre qui vont, selon le communiqué conjoint des deux organisations légumières, « dans le sens d’un rééquilibrage des relations commerciales avec le Maroc ».

Dans le premier arrêt, la CJUE a confirmé l’annulation de l’accord de 2019 entre l’Union européenne et le Maroc étendant au Sahara occidental les bénéfices de l’accord sur les produits agricoles et la pêche au motif qu’ils ont été conclus « sans le consentement » du peuple sahraoui*, condition de validité des décisions. 

Lire aussi : Tomate : pour la première fois, les volumes du Maroc vers l’UE sont en baisse

L’accord pour les produits agricoles est néanmoins maintenu pour un an, compte tenu notamment des « conséquences négatives graves » que pourraient entraîner sa suppression immédiate, estime la Cour de justice de l’Union. « Les volumes de tomates provenant du Sahara occidental ne bénéficieront plus des bénéfices des accords bilatéraux entre l’UE et le Maroc » d’ici un an, se réjouissent Légumes de France et l’AOPn Tomates et Concombres de France qui rappellent qu’ « entre 2012 et 2023, les exportations de tomates marocaines vers la France ont bondi de 30 %, de 303 100 à 394 900 tonnes ». Une hausse attribuée par l’AOPn Tomates et Concombres de France « au développement de la production de tomates cerise sous serre au Sahara occidental, dans des conditions sociales et salariales impossibles à concurrencer pour les producteurs français ». 

 

Mention de l’origine : des tomates et melons étiquetés Sahara occidental et non plus Maroc

Autre motif de satisfaction pour les deux entités légumières, un 2e arrêt rendu le même jour par la CJUE, où cette dernière se prononce sur la mention d’origine sur l’étiquetage des fruits et légumes produits au Sahara occidental (tomates et melons notamment). « L’étiquetage des melons et des tomates récoltés au Sahara occidental doit mentionner ce territoire en tant que pays d’origine et non le Maroc », a tranché le 4 octobre la Cour de justice de l’Union européenne. Il s’agit en effet d’un territoire douanier distinct du Maroc au sens du droit de l’Union européenne. L’objectif est aussi que le consommateur achète en connaissance de cause. C’est au départ la Confédération paysanne qui avait saisi le Conseil d’État français qui s’est par la suite adressé à la Cour de justice de l’UE. 

Tomates et concombres de France et Légumes de France invitent en outre l’Union Européenne et ses Etats membres à « une relance des processus visant à rééquilibrer les relations commerciales sur le volet tomates entre le Maroc et l’Union européenne ».

 

* Des consultations avaient bien été effectuées avant l’adoption de ces décisions mais elles avaient été menées envers les populations habitant actuellement le Sahara occidental, indépendamment de leur appartenance ou non au peuple Sahraoui, ces derniers se trouvant en outre pour beaucoup en dehors de ce territoire. 

Les plus lus

Philippe Goetzmann, consultant, spécialiste des marchés de grande consommation alimentaire.
Consommation : « Les rayons fruits et légumes en grande distribution ne font pas le plein »

Philippe Goetzmann est consultant, spécialiste des marchés de grande consommation alimentaire. Il analyse les évolutions…

<em class="placeholder">Mise en place d&#039;un filet de protection P17 face aux problèmes de virus, notamment de MWMV, rencontrés par de nombreux producteurs de courgettes dans le sud-est de la France</em>
Courgette : Quelles solutions face au virus MWMV ?

Le virus Moroccan Watermelon Mosaic Virus, ou MWMV, a fait des ravages en culture de courgettes dans le sud-est de la France…

<em class="placeholder">Pauline et Stéphane Dreumont, maraîchers dans l&#039;Oise.</em>
Oise : des tournées de vente de légumes pour proposer des petits prix

En gros volumes et à prix bas. Stéphane et Pauline Dreumont, maraîchers dans l’Oise, réalisent des tournées ponctuelles de…

<em class="placeholder">Maxime et Jean-Jacques Turc, maraîchers en Lot-et-Garonne.</em>
Lot-et-Garonne : « On ne dit pas assez que le maraîchage est une filière d’avenir et que ça peut être rémunérateur »

Comment attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes ? Maxime Turc et son père Jean-Jacques Turc, maraîchers à Sainte-…

<em class="placeholder">Lâchers de coccinelle en culture de fraise hors sol en Haute-Vienne pour lutter contre le puceron Myzus persicae</em>
Fraise : Comment se protéger des pucerons sans Movento ?
Avec le retrait du Movento, les producteurs de fraises testent de nouveaux moyens de lutte face au puceron en s’appuyant sur…
<em class="placeholder">Un rayon fruits et légumes dans un magasin de proximité de centre-ville.</em>
La consommation de fruits et légumes frais au défi de la relance

Des études récentes confirment la tendance baissière de la consommation de fruits et légumes frais observée depuis plusieurs…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes