Fruits et légumes importés : Bruxelles veut ramener à zéro les LMR de trois des molécules visées par la France
La Commission européenne propose de ramener les limites maximales de résidus (LMR) à zéro pour le carbendazime, le bénomyl et le thiophanate-méthyl, trois des cinq substances visées par l’arrêté français. Les produits concernés seraient essentiellement des fruits et légumes importés dans l’Union européenne.
La Commission européenne propose de ramener les limites maximales de résidus (LMR) à zéro pour le carbendazime, le bénomyl et le thiophanate-méthyl, trois des cinq substances visées par l’arrêté français. Les produits concernés seraient essentiellement des fruits et légumes importés dans l’Union européenne.
Alors que le gouvernement français a officialisé le 7 janvier, par arrêté, l’interdiction d’importation en France de produits contenant cinq pesticides interdits d’usage dans l’UE, la Commission européenne a présenté le même jour un projet de règlement abaissant à zéro les limites maximales de résidus (LMR) pour trois des cinq substances actives visées par Paris.
Zéro résidus pour le carbendazime, le bénomyl et le thiophanate-méthyl visés
Il s’agit du carbendazime, du bénomyl et du thiophanate-méthyl. « Cette mesure concerne surtout les importations d'agrumes, de mangues et de papayes », précise Bruxelles.
Cette mesure concerne surtout les importations d'agrumes, de mangues et de papayes
Le commissaire européen à la Sécurité sanitaire, Oliver Varhelyi a indiqué à l’issue d’une réunion d’urgence à Bruxelles avec les ministres de l’Agriculture de l’UE qu’il espérait que ce texte pourrait être adopté rapidement, pour entrer en vigueur d’ici le mois de février.
« Nous devrons revoir notre système d'approbation des LMR »
« Pour que le principe selon lequel ce qui est interdit dans l'UE l'est aussi pour ce qui rentre dans l'UE devienne une réalité, il doit dépasser le simple cadre politique et devenir un principe législatif. […] Nous devrons revoir notre système d'approbation des LMR ou la manière de réglementer la réciprocité », a précisé le 7 janvier à la presse le Commissaire européen à la sécurité sanitaire, faisant référence à la proposition de loi Omnibus qui aborde les pesticides.
Et d’affirmer qu’en parallèle il comptait augmenter les contrôles hors de l’Union européenne de 50% cette année. « Davantage de vétérinaires européens se rendront dans des pays tiers pour vérifier la conformité locale aux normes et réglementations de l'UE. C'est également la raison pour laquelle nous augmenterons d'au moins un tiers le nombre de points de contrôle aux frontières de l'UE », a-t-il poursuivi.
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