Mickaël Clerget, éleveur de vaches Brunes en Côte d’Or, juge pour la troisième fois au Sommet de l’élevage et pour la première fois un concours national. Malgré les problèmes sanitaires (FCO et MHE), il se félicite qu’une bonne centaine d’animaux soient présents au concours national des Brunes. « C'est un bel effort des éleveurs parce qu'on a beaucoup de suppléantes. Et on peut les remercier pour ça parce que malgré tout, on va avoir un national avec un nombre d'animaux qui est intéressant et on va pouvoir promouvoir la race », se félicite-t-il.
Quels critères pour juger une vache Brune ?
« La vache avec une grosse stature, n'est pas forcément la vache qui est recherchée en élevage chez tout le monde. Aujourd'hui, il faut que l’on trouve la vache capable de s'adapter dans tous les systèmes. Que ce soit système intensif, extensif, en bâtiment avec logettes, ou en bâtiment avec aire paillée, une bête qui pâture en montagne, ou maintenant dans l'Ouest beaucoup parce que beaucoup de systèmes herbagers s’y développent et aussi dans le bio » témoigne le juge.
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La longévité, un critère important
Autre critère important pour le concours de race Brune : « on cherche des animaux capables de vieillir ». Pour évaluer cela, le juge regarde : la qualité des membres, la puissance, la mamelle (« assez haute, bien accrochée »), la solidité dans le dos et des bonnes largeurs de bassin. « Parce qu'aujourd'hui, il nous faut des bêtes qui vêlent facilement. C'est une des qualités de la Brune et après il y a la qualité du lait. Mais celle-là, on ne peut pas la juger sur le concours, c'est à l'intérieur de la vache », commente Mickaël Clerget.