Stabulation : « Pour limiter les coûts, j’ai rénové mon ancien bâtiment et ma salle de traite »

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La fumière existante de 400 m2 a été complétée par une fosse à lisier de 900 m3. Crédits : © F. Mechekour
La solution du bardage bois amovible a été préférée au filet en raison de l’exposition du bâtiment (ouest), de son coût plus faible (35 €/m2 contre 100 €/m2) et de l’impact plus limité de l’empoussièrement sur la ventilation. Crédits : © F. Mechekour
Yvannick Jeusselin. « Les murets d’auge, trottoirs de logettes… sont des bricoles qui prennent du temps à faire soi-même. Mais c’est sur ces postes que les entreprises font le plus de marge. » Crédits : © F. Mechekour
La salle de traite 2x6 datant de 1980 a été aménagée en 2x8. La nouvelle laiterie a été refaite en autoconstruction. L’ancienne a été démolie. La place libérée a servi à l’agrandissement de la salle de traite. Crédits : © F. Mechekour
Le bâtiment compte désormais 70 logettes. Le système avec deux rangées en dos à dos avec paille a été gardé pour assurer le confort des vaches et séparer le lisier du fumier. Crédits : © F. Mechekour

Installé depuis une vingtaine d’années à La Chapelle-Janson, Yvannic Jeusselin gère un troupeau de 68 prim’Holstein. Les années passant, le bâtiment, plutôt vétuste, est devenu trop limité en place avec ses 50 logettes. La salle de traite 2x6 date de 1980. La capacité de stockage des effluents est insuffisante. « Je voulais également réinvestir pour améliorer mes conditions de travail », explique-t-il. Yvannic a entamé sa réflexion en 2018. Les travaux ont débuté au printemps 2020 pour se terminer en novembre 2021.

« Pour ne pas me mettre dans le rouge côté trésorerie, ni baisser mes prélèvements privés, je me suis fixé en concertation avec ma banque et mon comptable un montant d’investissement à 220 000 euros. J’ai bénéficié d’une aide PCAE de 30 000 euros. Mais comme il fallait attendre pour la percevoir, nous ne l’avons pas intégrée dans l’étude économique », souligne l’éleveur.

La construction d’un bâtiment neuf incluant le logement, la traite et le stockage des déjections coûtait environ 8 000 euros par place en 2020. « Aujourd’hui, avec l’envolée des prix des matériaux, il faudrait ajouter au minimum 20 % de plus », indique en guise de repère Pierrick Eouzan, du service bâtiment de la chambre d’agriculture de Bretagne.

Des artisans pas emballés par la rénovation

Pour rester dans les clous, la rénovation de l’existant s’est donc imposée. D’autant que, au-delà des économies, partir sur du neuf impliquait de construire sur un nouveau site. « J’aurais perdu en proximité par rapport au site de l’exploitation. Et, même si je n’utilisais plus l’ancien bâtiment, il aurait fallu que je continue à l’entretenir. »

Au final, la rénovation a permis de limiter le montant d’investissement à 3 500 euros par place, soit un total de 244 000 euros. Yvannic est globalement très satisfait, même si la rénovation a ses contraintes. « Le jour où nous avons fait les bétons, j’ai supprimé la traite du soir. Puis, j’ai eu une traite très compliquée parce qu’il y avait les coffrages dans la salle de traite. » Le troupeau a été alimenté à l’extérieur de mai à juillet. Les vaches n’ont eu accès aux logettes qu’en novembre 2021.

Convaincre les artisans de participer à de la rénovation de l’existant n’est pas toujours facile. « Certains ne voulaient pas raccrocher la nouvelle partie du bâtiment à l’ancienne notamment pour des raisons de garantie décennale. Mais cela a fini par s’arranger. »

Les plus

]]> Coût maîtrisé

]]> Faible impact foncier : 38 m2 de surface supplémentaire sur le permis de construire

]]> Valorisation de l’existant

Les moins

]]> Convaincre les artisans

]]> Nécessité d’adapter la construction à l’existant

]]> Présence des vaches pendant les travaux

Un coût total de 244 000 €, soit 3 500 € par place

. Maçonnerie 86 000 €

Stabulation 52 000 €, dont 7 000 € en autoconstruction

Fosse 34 000 €

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. Charpente et bardage 66 000 €

Vaches 51 000 €, dont 8 000 € en autoconstruction

Génisses 15 000 €

. Traite 47 000 €

Salle de traite 38 000 €

Pré-refroidisseur 5 000 €

Surpresseur 1 500 €

Électricité 2 500 € en autoconstruction

. Équipements 18 000 €

Racleurs 11 000 €

Logettes et cornadis 7 000 €

. Terrassement empierrement 14 000 €

. Divers 9 000 €

. Honoraires 4 000 € (pré-étude, plans, permis de construire, dossier PCAE)

Source : chambre d’agriculture de Bretagne
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