Avis d’expert : Charles Pillet, enseignant en zootechnie au lycée agricole de Yvetot (Seine-Maritime) et animateur Inn’ovin pour la Normandie et les Hauts-de-France « Les Ovinpiades font découvrir la filière ovine dans un esprit de compétition »

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Charles Pillet, enseignant en zootechnie au lycée agricole de Yvetot (Seine-Maritime) et animateur Inn’ovin pour la Normandie et les Hauts-de-France Crédits : © B. Morel

« En parallèle de mon métier d’enseignant en zootechnie, je prépare les jeunes du lycée aux Ovinpiades. Dès la mi-octobre et jusqu’à mi-janvier ou début février, selon la date de la finale régionale, nous faisons deux séances par semaine. Le lundi soir, c’est la théorie. Pendant une heure, je leur fais réviser les races, l’organisation et les chiffres de la filière, on surfe sur le site d’Inn’ovin, etc. L’entraînement pratique a lieu le mercredi après-midi, sur la bergerie du lycée. Là, nous revoyons pendant deux heures les bons gestes pour le parage, le tri, la manipulation des brebis, le choix des béliers, etc. Seule l’évaluation des agneaux d’engraissement est faite chez des éleveurs des environs. J’organise aussi avec d’autres lycées des Ovinpiades blanches, pour que l’on puisse se tester en conditions réelles. Les entraînements sont basés sur le volontariat, autant pour moi que pour les élèves. Je veux simplement qu’ils aillent au bout de la démarche et leur instiller un peu d’esprit de compétition. J’apprécie les liens qui se créent. On sort un peu du cadre strictement scolaire. Il y a davantage d’échanges entre les élèves et moi-même. Ils peuvent m’apprendre de nouvelles choses. C’est enrichissant.

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Une dizaine d’élèves motivés chaque année

Ils sont généralement une dizaine à suivre les entraînements très régulièrement, en s’adaptant avec leurs contraintes de cours et d’examens. Ils viennent de toutes les filières, la plupart sont en terminale professionnelle ou en BTS productions animales, mais il y en a qui viennent de terminale générale. Cette année, j’ai même un candidat, trop jeune pour concourir en 2021, qui prend de l’avance pour l’édition 2022. Depuis quatre ans que je suis entraîneur, j’ai toujours eu des jeunes sélectionnés pour la finale nationale. J’ai la fibre de la filière ovine et, étant moi-même passé par la case Ovinpiades, j’ai le désir de transmettre cette passion. »

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