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« L’ensilage de tournesol offre un petit bonus en MAT »

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Rémy Hily, éleveur. « L’avantage, c’est que le tournesol se développe très vite. L’ensilage fournit 6 à 7 tMS/ha pour un temps en terre réduit (de mi-juillet à fin septembre). » Crédits : © E. Bignon
Ensilé le même jour que le maïs, le tournesol se retrouve panaché en fines couches dans le silo de maïs. Le silo contient aussi de l’ensilage de luzerne. Crédits : © E. Bignon

A Plomodiern, petite bourgade du littoral breton, située à 15 km au nord-est de Douarnenez, Rémy et Mikaël Hily sont des habitués de l’ensilage de tournesol. Ils en distribuent à leurs 55 laitières à 7 000 litres depuis une dizaine d’années.

Ils ont d’abord tenté de cultiver du tournesol sur un hectare « pour essayer ». Puis, séduits par les résultats obtenus par ce fourrage atypique, ils ont continué. « Nous semons le tournesol en pur, à la densité de 70 000 pieds par hectare, mi-juillet, décrit Mikaël. Cette année, je l’ai semé encore plus tard que d’habitude, le 20 juillet, après le blé. » À la récolte, le 30 septembre, il mesurait 1,80 mètre.

La récolte du tournesol se calque sur celle du maïs

La préparation du sol s’apparente à celle du maïs. Le Gaec sème le tournesol à 30 cm d’écartement avec un semoir mécanique monograine polyvalent de 3 mètres de large (Herriau). « L’itinéraire technique est très simplifié, poursuit son père Rémy. Nous ne pratiquons aucun désherbage. Avec cet écartement et cette densité de semis, le tournesol couvre rapidement le sol. »

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Depuis deux ou trois ans, les associés privilégient des variétés très tardives pour que le stade de récolte du tournesol coïncide avec celui du maïs. « Nous voulons ensiler ces deux fourrages le même jour pour les stocker dans un seul et même silo et faciliter la distribution. » En général, le tournesol est ensilé quand ses graines commencent tout juste à se former (pleine floraison). Entre les feuilles et les tiges, le fourrage est riche en eau. Son taux de matière sèche approche 20 % MS. « Du jus coule du silo, mais nous n’avons jamais observé de moisissures ou d’échauffement même quand il était ensilé en pur. » Et ce, malgré que les éleveurs ne recourent à aucun conservateur.

« Sa valeur approche celle d’un bon trèfle violet, estime Rémy. C’est un fourrage appétent, les vaches en raffolent, elles le cherchent à l’auge ! C’est un petit bonus en matière de MAT même si les quantités distribuées restent très limitées. »

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