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Le vélo de Florian Oudoul

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ahé et Florian, le fils et le père se retrouvent chaque fois qu’ils le peuvent pour sortir ensemble à vélo. Crédits : © b.parret

Après les foins

Cette semaine chaude du mois de mai a été mise à profit par Aurélien et Florian Oudoul pour engranger le maximum de fourrage.  Il faut stocker ce que peuvent offrir les 180 hectares du Gaec de Montaigut aux portes du village de Villedieu. Les récoltes sont destinées aux 120 vaches limousine présentes sur l’exploitation des deux frères associés depuis 2017. Alors, pour Florian, le vélo attendra dans le garage que soit passé ce pic d’activité. L’attente ne sera pas longue et la première opportunité sera la bonne pour remonter en selle et partir faire un tour sur la Planèze de Saint-Flour ou en direction de la Margeride. L’agriculteur est aussi un sportif dans l’âme. Footballeur depuis toujours et encore sur les terrains à 40 ans sous les couleurs de l’US Saint-Flour, le cyclisme est venu tardivement. En même temps, il était difficile pour lui d’y échapper éternellement parce que dans sa belle-famille, le vélo a valeur de sport national ; ensuite, parce que ses deux fils sont des mordus aussi. Mahé, 13 ans, est licencié au vélo club du pays de Saint-Flour. Il participe déjà à ses premières courses dans la catégorie U15. À 9 ans, Naël n’est pas loin derrière, les pieds dans les cales, les mains sur le guidon.

Se faire prêter un vélo

Je suis un bon vivant, alors je ne me prive pas pour pouvoir faire du vélo. Par contre, j’aime me mettre des objectifs comme un jour d’aller faire les cols dans les Alpes.” 
Florian Oudoul


“Il y a cinq ans, je ne pouvais plus résister aux sollicitations, je n’avais rien alors je me suis fait prêter 
un vélo par mon voisin, des chaussures, un casque par les uns et les autres, sourit Florian Oudoul. Cela m’a très vite plu parce qu’on peut faire de la distance et physiquement, c’est moins traumatisant que le foot ou la course à pied que je pratique aussi pour maintenir ma condition physique en hiver.” Compte tenu de son engouement, ses parents lui ont offert un vélo, son premier. Il y a une autre motivation, qui fait, là, briller les yeux de Florian : rouler avec ses deux garçons. Mahé apprécie lui aussi ces virées à deux où visiblement, le fils tire le père dans les montées et le père ouvre la route au fils dans les descentes.  “J’aime bien rouler vers Alleuze, nous avons de très belles routes avec du relief tout proche de la maison”, confie le jeune garçon. 
Un des itinéraires favoris de Florian concerne la montée de Sistrières, même s’il faut traverser la ville de Saint-Flour pour accéder au massif de la Margeride. Il y a également la vallée de Brezons avec au bout le col de la Griffoul, ou bien encore Prat-de-Bouc et le Puy Mary, un incontournable une fois par an... des routes empruntées par le Tour de France, le 14 juillet prochain. 

“Je fais habituellement des sorties d’une quarantaine de kilomètres en fonction de mon emploi du temps sur l’exploitation et des autres activités, le foot restant ma priorité, fait part Florian Oudoul. J’aime bien partir au petit matin et arriver à Prat-de-Bouc avec le  lever du soleil, avoir les paysages  pour moi tout seul. C’est magique.” 

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Cependant, en compétiteur qui se respecte et pour maintenir la motivation, il a besoin de quelques objectifs, partagés avec les amis et le club sanflorain où, sans être licencié, il a toute sa place en tant que parent. 

Objectifs et plaisir

“Avec ma belle-mère, Marie-Pierre Murat, présidente de l’organisation, j’étais un peu obligé de 
participer à l’Étape sanfloraine (8 et 9 août). J’ai fait deux fois le circuit du cirque de Mallet (53 km) mais mon objectif est de faire le celui des Gorges de la Truyère et de réaliser une sortie pour la première fois de plus de 100 kilomètres. J’ai fait avec le club l’ascension du Puy de Dôme, un super souvenir avec 
95 km au compteur et des passages à plus de 15 %. J’aimerais aussi faire des cols dans les Alpes. Tout cela doit rester du plaisir, je reste aussi un bon vivant bien loin de m’imposer un régime alimentaire pour des performances.”
Parcourir l’étape du Tour, Aurillac-Le Lioran (167 km et 3 900 m de dénivelé positif), Florian avoue que la barre est un peu trop haute pour lui. Il se contentera probablement de partir de Murat pour rallier le Puy Mary, le Pertus et le Lioran, d’ici la fin de l’été. 

Avec plusieurs places dans les dix premiers de sa catégorie, une deuxième place lors des détections départementales, Mahé rêve d’être un jour sur la ligne de départ de la Grande Boucle. S’il aime le cyclisme et possède déjà la fibre d’un vrai compétiteur, il mesure “tout le travail à fournir” pour atteindre un tel niveau. Toutefois, il vise un métier proche du monde du sport comme kinésithérapeute par exemple.

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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