Eleveur lâché par Lactalis : « Finalement, c’est un mal pour un bien », en Meurthe-et-Moselle

- - 3 min
« L'annonce de Lactalis nous a secoués, se rappellent Christine et Pascal Garnier. Nous sortions juste d’une période compliquée, avec nos vêlages groupés en fin d’été et la FCO qui nous a touché de plein fouet ». Crédits : © E. Bignon

« L’annonce de Lactalis a été brutale : un coup de fil, pendant la traite, « vous faites partie du lot », se rappelle Christine Garnier, éleveuse en Meurthe-et-Moselle. Il y avait un vent qui soufflait, on entendait dire qu’ils allaient diminuer leurs achats. Mais nous étions chez Lactalis depuis toujours ».

« Cela nous a secoués, renchérit son mari Pascal. Nous sortions juste d’une période compliquée, avec nos vêlages groupés en fin d’été et la FCO qui nous a touché de plein fouet. Ajoutez à cela une mauvaise moisson... Pour moi, 2024 a été notre pire année ».

Leur fils projette de s'installer sur la ferme qui compte 65 vaches laitières et produit environ 400 000 litres de lait. Avec peut-être l'investissement dans un robot de traite. « Tout nous a semblé remis en question », se rappellent Christine et Pascal Garnier.

Finalement, après avoir assisté à des réunions organisés par leur OP, l'Apllage, les éleveurs ont repris espoir. « L'OP nous a bien accompagnés », affirment-ils. 

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Un nouveau tank à lait, plus grand

Déjà collectés par Sodiaal dans le cadre d'un échange de collecte avec Lactalis, le couple décide de rejoindre la coopérative. « Ils avaient déjà nos résultats de qualité du lait, nous les intéressions car nous avions de bons taux, peu de cellules et aucun problème de butyriques, sur lesquels ils sont très stricts », explique Pascal Garnier.

« Finalement, c’est un mal pour un bien, confie-t-il aujourd'hui. Depuis quelques années, nous étions limités par le volume de notre tank de 3 200 l. A certaines périodes de l’année, il débordait. Lorsque nous demandions à le changer, Lactalis nous répondait que le local de notre laiterie était trop petit ».

Alors, après avoir signé chez Sodiaal, les éleveurs demandent à leur nouvelle coopérative s'il serait possible de remplacer leur tank par un plus grand. « Le technicien est venu dans la semaine. Il pouvait installer un tank de 4 200 l, il suffisait juste que nous changions le sens d’ouverture des portes. Une semaine plus tard, le tank était là. Cela nous offre une souplesse appréciable », se réjouit l'éleveur.

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires