« Avec les canicules, les arbres ont souffert et on a perdu entre un demi et un calibre en pêches et nectarines, chiffre Sarah Monteux, responsable administrative et commerciale du groupement de producteurs Terre de Crau – Mas Saint Paul (300 hectares de pêches, nectarines et abricots), dans les Bouches-du-Rhône. Les fruits sont donc moins bien valorisés, par exemple on peut vendre lecalibre B entre 30 et 40 centimes de moins que le calibre A. »
« On a aussi eu des ravageurs qu’on ne voyait pas avant, ou qu’on voyait moins, poursuit cette fille de producteurs. Il y a par exemple eu plus decicadelles, qui ont attaqué tôt les arbres, et beaucoup d’acariens, tandis que le puceron est resté problématique. On a aussi eu du thrips, qui peut déclasser les fruits de la catégorie 1 à la catégorie 2 par exemple, ce qui peut parfois représenter un euro d’écart au kilo. Les canicules n’ont cependant pas eu d’impact sur la qualité gustative et les taux de sucre sont bons. »
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« Ce qu’on a le plus adapté, souligne Sarah Monteux, c’est la façon de travailler, avec des journées plus courtes, qui commencent plus tôt et finissent plus tôt, ce qui a un impact sur ce qu’on entre en station tous les jours. On ne peut pas travailler sous 40 degrés, et on ne peut bien sûr pas cueillir la nuit puisqu’on ramasse nos fruits à la couleur. Continuer à produire en s’adaptant à la chaleur et à ses conséquences est donc un vrai challenge. »