Nous avons commencé par proposer quatre ou cinq références de vin orange. En 2021, nous sommes passés à une dizaine de références puis à une quinzaine en 2022.
Les clients français de Vinatis sont-ils réceptifs au vin orange ?
Si l’on regarde les notes que les clients attribuent aux vins orange, les Français notent plus durement. Les avis des clients étrangers sont beaucoup plus positifs. Ça reste un tout petit volume. En 2022, sur les 5,2 millions de bouteilles vendues, nous avons expédié 5 000 bouteilles de vin orange. Mais en 2021, c’était 2 300 bouteilles. On voit qu’il y a un intérêt.
Mais nous n’en sommes qu’au début. Il y a quinze ans, chez Vinatis, on proposait 50 vins du Monde et c’était un pari. Aujourd’hui on en a 800 et on ne se pose plus la question. Les gens les ont découverts et les ventes sont devenues significatives. Sur le moyen, long terme, le vin orange peut déboucher sur un nouveau segment qui peut être porteur.
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Que manque-t-il pour que les ventes de vin orange décollent en France ?
Il manque une connaissance du produit. Le vin orange est un encore peu ambigu pour les consommateurs, entre un rouge léger ou un vin rosé. Il faut aussi que les clients puissent s’approprier un moment de consommation. Ça va s’installer quand des accords mets vins seront clairement identifiés.
"Sur le fromage, le vin orange fonctionne très bien, par exemple avec la raclette"
Certains peuvent convenir en apéritif mais ce sont plutôt des vins de repas. Sur le fromage, le vin orange fonctionne très bien, par exemple avec la raclette. Il y a des réflexions, notamment sur les cocktails.