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Ferme France veut mesurer la performance sociétale des produits

L'association Ferme France veut impliquer le consommateur dans les étapes de son processus.
© André Close/Parlement européen

Et si la performance sociétale d’un produit issu des filières agricoles devenait mesurable et étiquetable. Cette idée est celle imaginée par la Ferme France, association créée le 7 février.

C’est l’histoire d’un partenariat pour améliorer les performances sociétales des produits issus des filières agricoles. Le projet est mené par quatre protagonistes. Deux groupes coopératifs : Advitam et Terrena. Deux industriels : Fleury Michon et Sodebo. Ensemble, ils ont fait naître l’association Ferme France. Présentée officiellement le 7 février, la structure vise à « rassembler et accompagner tous les acteurs engagés en faveur de produits issus d’une production agricole prenant en compte les enjeux de société ». Concrètement, la structure va s’intéresser à des sujets vastes et variés tels que le bien-être animal, la juste rémunération des agriculteurs, la traçabilité, la nutrition et la santé, la réduction de l’usage des phytos, l’environnement ou encore la biodiversité.

Pour organiser l’ensemble des actions, trois grandes orientations :

. créer et promouvoir un étiquetage d’évaluation de la performance sociétale des produits agricoles,

. contribuer à la mise en œuvre de plans de progrès sociétaux chez les acteurs engagés,

. impliquer le consommateur dans les étapes du processus.

Des indicateurs objectifs

Les plans de progrès vont prendre en compte toutes les étapes de la chaîne : de la production à la commercialisation, en passant par la transformation et la distribution. Ils « se baseront sur des indicateurs objectifs co-construits et facilement auditables », explique Ferme France.

L'association travaille avec plusieurs organismes de référence qui lui apportent leur expertise technique (Ademe, Bleu Blanc Cœur, GS1, l’Inra, le LIT Ouest Territoire d’élevage).

De nombreuses organisations issues de l’agriculture, de l’agroalimentaire, du textile et de l’ameublement, de la distribution, du commerce et de la restauration se sont déjà engagées à rejoindre le projet en tant qu’adhérents.

La démarche se veut donc résolument collective et elle est basée sur une conviction forte de ses quatre fondateurs : « la prise en compte des enjeux de société constitue un levier de valorisation et de montée en gamme des filières et des marchés français. »

Esprit des Etats généraux de l’Alimentation, es-tu là ? Oui. Assurément.

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