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Eric Frétillère, président des Irrigants de France : « L’eau est un enjeu à l’échelle des territoires »

Quels sont les besoins en eau à 30 50 ans et que fait-on pour que tout le monde ait de l’eau ? A ces questions, « le stockage est le plus souvent le bonne réponse », estime Eric Frétillère, agriculteur président d'Irrigants de France, dont l'interview est à découvrir dans Réussir Le Périgord. Ces « projets de territoire » peuvent pourtant rencontrer  l’opposition d'associations environnementalistes, France nature environnement en tête. Blocage juridique. Affrontement avec les forces de l’ordre. Quand la sécheresse ravive les tensions sur le front de l’agriculture, l’enjeu est d’éviter la guerre de l’eau.

© Daniel Jolivet / flickr

Le sujet de l’eau a tourné vinaigre cet été dans le Sud-Ouest. La retenue d’eau du Lac de Caussade, destinée à irriguer les terres agricoles, a été édifiée sans autorisation. La préfecture, qui avait dans un premier temps donné son feu vert, est revenue sur sa position. Le bras de fer entre les agriculteurs, les représentants de la Loi et les écologistes de France nature environnement a abouti en juillet 2020 à la condamnation à de la prison ferme du président de la chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne, Serge Bousquet-Cassagne, et du président de l’ASA, le syndicat départemental des collectivités irrigantes, Patrick Franken. Les deux hommes ont fait appel.

Des projets de territoire bloqués

Cette actualité résonne tout particulièrement dans le contexte de canicule et de sécheresse que connaît la France cet été. Une fois de plus, c’est la question du stockage de l’eau hivernal pour constituer des réserves pour l’agriculture qui est posée. L’eau, enjeu majeur pour l’agriculture, devient plus largement « enjeu majeur du siècle » comme titre Réussir Le Périgord. Dans un article publié le 6 août, le journal donne la parole à Eric Frétillère, maïsiculteur à Saint-Rémy-sur-Lidoire et président de l’association Irrigants de France, qui soutenait au niveau national le projet du Lac de Caussade. « Ce projet était justifié », estime le président qui reconnaît cependant que « les agriculteurs ne peuvent pas outrepasser les lois ». Beaucoup de projets de ce type « se retrouvent aujourd’hui bloqués », poursuit Eric Frétillère. Et de citer l’exemple du Midour à Mont-de-Marsan (40) pour lequel un recours pour des études complémentaires a été déposé par France nature environnement.

« Ces associations environnementalistes attaquent pour demander encore et encore des études à n’en plus finir afin de pourrir ces dossiers », tempête l’agriculteur dans Réussir Le Périgord. « Nous voudrions qu’au départ de ce type de projet, on définisse les études qui doivent être menées et qu’on stabilise l’ensemble une fois que c’est fait ». Les irrigants en appellent donc aux instances supérieures : « ce que nous demandons au gouvernement, c’est une sécurisation juridique ».

 

Lire l’intégralité de l’interview d’Eric Frétillère dans Réussir le Périgord : « L’eau, enjeu majeur du siècle », publiée le 6 août 2020.

 

Lire aussi « Des aides d’urgence necéssaires pour faire face à la sécheresse »

 

Découvrir aussi  « Eric Frétillère communique sa passion d’être agriculteur en style "one man show" »

 

 

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