En octobre, cueille des champignons... en faisant très attention
L'appli RÉUSSIR vous accompagne désormais partout. Accédez à tous vos contenus en un clic.
Chaque année, les cueilleurs de champignons se réjouissent de l’arrivée de l’automne. Mais chaque année aussi, surviennent de nombreuses intoxications. « Les conséquences sur la santé peuvent être graves et conduire à une hospitalisation voire le décès : troubles digestifs sévères, complications rénales, atteintes du foie pouvant nécessiter une greffe », rappelle l’Anses. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail renouvelle donc une fois encore ses recommandations aux fins connaisseurs ou cueilleurs occasionnels : « Restez vigilants ».
Entre le 1 juillet et le 31 décembre 2019, plus de 2000 cas d’intoxication ont été rapportés aux Centres antipoison. Le pic se produit généralement en octobre, un mois où les conditions météo sont généralement favorables à la pousse des champignons. En 2019, 57 % des cas d’intoxication ont eu lieu sur cette période.
Même si elles restent minoritaires, certaines intoxications peuvent survenir à la suite d’un achat sur un marché ou dans un commerce, ou d’un repas dans un restaurant (4 % des cas). Dans 3 % des cas, il peut s’agir aussi de l’ingestion d’un morceau de champignon non comestible par un enfant en bas âge ou par un adulte présentant des troubles cognitifs (maladie d’Alzheimer, déficience intellectuelle, …), précise encore l’Anses.
L’agence signale aussi quelques cas de confusion entre espèces de champignons favorisée par l’utilisation d’applications de reconnaissance sur smartphone.
« Mieux vaut prévenir que guérir », dit le proverbe. A la veille du 1er octobre, l’Anses renouvelle donc une liste de recommandations.
Précaution supplémentaire : l’Anses encourage à photographier les cueillettes de champignons avant cuisson, en séparant les espèces. En cas d’intoxication, les photos peuvent être utiles au toxicologue pour le choix du traitement.
Si des symptômes (diarrhées, vomissements, nausées, tremblements, vertiges, troubles de la vue, …) apparaissent suite à une consommation de champignons, il faut immédiatement appeler un des 8 centres antipoison :
Angers : 02 41 48 21 21
Bordeaux : 05 56 96 40 80
Lille : 08 00 59 59 59
Lyon : 04 72 11 69 11
Marseille : 04 91 75 25 25
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Nancy : 03 83 22 50 50
Paris : 01 40 05 48 48
Toulouse : 05 61 77 74 47
Le délai d’apparition des symptômes est variable, le plus souvent de quelques heures après la consommation, mais il peut être plus long et dépasser 12 heures. L’état de la personne intoxiquée peut s’aggraver rapidement.
En cas de symptômes, il est utile de noter les heures du ou des derniers repas, l’heure de survenue des premiers signes et de conserver les restes de la cueillette pour identification.
Bien sûr, en cas de détresse vitale (perte de connaissance, détresse respiratoire etc.), appelez le 15 ou le 112.
Et pour finir, une petite question digne du Jeu des mille euros : pourquoi certains champignons sont-ils toxiques quand ils sont consommés avec de l'alcool ?
Réponse : à cause de la coprine contenue dans ces champignons, qui empêche l'élimination de l'acétaldéhyde issu de la transformation de l'alcool au niveau du foie. Ce composé qui est un poison, en s'accumulant dans le sang, provoque une intoxication.
Pour en savoir plus : voir le site de la « Société mycologique de France ».
Lire aussi dans Terres et Territoires : « Champignons : une liste rouge voit le jour dans le Nord et le Pas-de-Calais ».
Isolement, fatigue, changement de comportement… Le mal-être agricole s’installe parfois à bas bruit. Face aux agriculteurs…
Taille du collectif, spécialisation ou polyvalence : Une analyse de la chambre d’agriculture et de l’Ifip dégage cinq…
À l'appel de la FDSEA 43 et des JA 43, plus de 50 agriculteurs se sont mobilisés devant la Fédération Départementale des…