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Elevage : Les ruminants entretiennent la qualité des sols

Par les prairies et les effluents, l’élevage de ruminants contribue au maintien de la matière organique, à la réduction de l’érosion, au stockage du carbone et à la vitalité biologique des sols. 

<em class="placeholder">Troupeau de chèvres vu de drone</em>
120 à 130 kg d’azote atmosphérique par hectare et par an sont fixés par les prairies riches en légumineuses.
© D. Hardy

 

 


 

Grâce à leurs effluents, les animaux d’élevage fertilisent les sols 

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Les sols agricoles sont essentiels à la production végétale, à la régulation de l’eau et au stockage du carbone. En France, leur dégradation est principalement liée à l’imperméabilisation, à l’érosion, à l’appauvrissement en matières organiques, à la contamination et au tassement.

Grâce à leurs effluents, les animaux d’élevage fertilisent les sols et permettent l’augmentation du stock de carbone. Les déjections animales (fumiers et lisiers) sont des fertilisants organiques majeurs. Leur décomposition par les micro-organismes du sol libère progressivement des éléments nutritifs (azote, phosphore, potassium, soufre) tout en contribuant au processus d’humification. Cette dynamique permet de maintenir, voire d’augmenter, les teneurs en matières organiques et en carbone organique des sols, contrairement à une fertilisation uniquement minérale. Les sols fertilisés par des effluents d’élevage présentent ainsi une biomasse microbienne plus élevée et une activité biologique accrue.

 

 

Érosion limitée dans les zones d’élevages

Les prairies permanentes et temporaires associées à l’élevage de ruminants sont les sols agricoles les plus riches en matières organiques. Il y a ainsi 22 fois plus de vers de terre vivant sous un hectare de prairie que sous un hectare de terres arables. Leur couverture végétale continue limite les pertes de sol et favorise l’accumulation de carbone. La présence d’herbe toute l’année dans les systèmes herbagers réduit fortement l’érosion par ruissellement et lixiviation. Les pertes de sol sous prairie sont en moyenne dix fois inférieures à celles observées sous cultures annuelles. La matière organique issue des effluents améliore en outre la stabilité des agrégats du sol, renforçant sa résistance à l’érosion hydrique et mécanique.

 

Moins de produits phytosanitaires dans les fermes d’élevage

Les prairies ne font quasiment pas l’objet de traitements phytosanitaires. De même, les cultures associées à l’élevage sont des cultures fourragères et des cultures autoconsommées qui sont moins consommatrices en produits phytosanitaires que des cultures de vente par exemple. Cette réduction contribue indirectement à préserver la vie du sol et ses fonctions biologiques.

 

La complémentarité entre polyculture et élevage

L’association des productions animales et végétales renforce la qualité des sols. La diversification des rotations, l’intégration de prairies et de légumineuses et le recyclage des effluents permettent de maintenir les teneurs en matières organiques, de stimuler l’activité biologique (vers de terre, micro-organismes) et d’améliorer les capacités hydriques et nutritives des sols. Les légumineuses, en particulier, fixent l’azote atmosphérique et contribuent durablement à la fertilité.

 

Les services rendus par l’élevage

<em class="placeholder">Fiche sur l&#039;élevage de ruminants et la qualité des sols</em>

La Confédération nationale de l’élevage a mis en ligne 22 fiches présentant les services rendus par l’élevage de ruminants sur cne-elevagesruminants.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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