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Ecorobotix traite les mauvaises herbes une par une

C'est un robot a qui on a appris à faire la différence entre un épinard et un séneçon, un haricot et un datura... Petit et léger, il désherbe de façon autonome et économe en produit. Rien à voir avec le pulvé et sa grosse cuve. Grâce à une levée de fonds, le développement  d'Ecorobotix passe à la vitesse supérieure. Commercialisation prévue en 2019.

C’est un robot de désherbage qui aurait pu avoir sa place dans une histoire d’irréductibles Gaulois. Ecorobotix, c’est son nom, parcourt les cultures d’oignons, d’épinards ou de haricots à la recherche des mauvaises herbes. Un petit brin d’herbe qui ne ressemble pas à un légume, et hop, il l’asperge ! Un petit jet de désherbant !

C'est ce qu'on appelle du traitement en microlocal !  L'éco-robot ne vient traiter que les mauvaises herbes qu’il a détectées. Idem pour la fertilisation. Là, il va viser les plantes cultivées et la quantité d'engrais chimiques peut être réduite. Une pratique plus respectueuse de l’environnement et beaucoup plus économique que le traitement en plein. La réduction de coût est évaluée à 30 % pour une réduction de 20 % de produits phytosanitaires. L’avantage du robot est aussi d’être léger et donc de mieux respecter la structure du sol qu’un engin lourd.

L’outil est né dans une start-up suisse qui, pour développer son outil, vient de lever 9,2 millions d’euros auprès de partenaires du monde agricole. En 2017, dix robots étaient en test, dont la moitié en France, et 20 devraient être testés en 2018. La commercialisation est prévue pour 2019 et le petit désherbeur animé ne s'intéresse pas qu'aux légumes. Il peut aussi officier dans les cultures de colza et de betterave à sucre.

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