DNC : Les négociants veulent des aménagements pour la mise en marché des bovins de zones vaccinales I
La Fédération française des commerçants en bestiaux demande à nouveau des évolutions sur les conditions de mise en marché des bovins de zones vaccinales I de la DNC. Dans le Tarn, la réouverture pour l'export est annoncée le 10 avril prochain.
La Fédération française des commerçants en bestiaux demande à nouveau des évolutions sur les conditions de mise en marché des bovins de zones vaccinales I de la DNC. Dans le Tarn, la réouverture pour l'export est annoncée le 10 avril prochain.
Dans un communiqué du 24 mars 2026, la Fédération française des commerçants en bestiaux (FFCB) réitère sa demande pour une évolution des conditions de mise en marché des bovins situés en zone vaccinale I (zone de vaccination préventive contre la DNC).
C'est le cas dans le Tarn, où des échanges ont été organisés entre le préfet, la DDETSPP et les professionnels chez Jérôme Carayon, éleveur et commerçant en bestiaux au Masnau Massuguiès.
"Malgré la réouverture annoncée de l’ensemble du département à l’export le 10 avril prochain, les difficultés persisteront du fait des contraintes réglementaires liées notamment à l’impossibilité de mélanger pour l’export des animaux issus de zone indemne (ZI) et de zone vaccinale dans un centre de rassemblement en zone vaccinale", résume la FFCB.
Pouvoir mélanger des bovins issus de zone indemne et de zone vaccinale I
La pertinence de l'obligation d'établir un laissez-passer sanitaire, de pratiquer une désinsectisation et une inspection vétérinaire est aussi interrogée par les professionnels pour des bovins vaccinés et issus d'une zone n'ayant pas connu de foyer de DNC. C'est le statut même des zones vaccinales I qui pour eux n'est pas adapté aux réalités économiques de la filière bovine.
Les négociants ont rappelé leur engagement dans la gestion sanitaire de la crise et le respect des protocoles mis en place pour contenir la DNC. Mais ils jugent certaines procédures "excessivement complexes ou difficilement applicables sur le terrain." "Malgré plus de trois mois d’échanges avec les administrations et plusieurs fédérations nationales, aucune avancée significative n’est constatée pour adapter le dispositif."
D'après ce communiqué, un peu plus de 2 000 veaux ont été commercialisés sur la période récente, contre plus de 5 600 sur la même période l’année précédente. Un problème particulier se pose aussi pour les veaux d'Aveyron destinés à l'Italie pour y être abattus, ce que ne permet pas le délai après désinsectisation.
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