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Sécheresse 2019
Dans le Puy_de-Dôme, une « offre groupée de paille et fourrages » efficace

En Auvergne, les pertes de fourrage liées à la sécheresse sont considérables. Dans cette région d’élevage, pas d’autres solutions que d’aller chercher le fourrage chez les céréaliers. Les premières livraisons de l’opération « offre groupée de paille et fourrages »  ont commencé. Exemple chez Pierre Chabrillat.

© Pixabay

L’exemple de Pierre Chabrillat dans le Puy-de-Dôme n’est hélas pas un cas isolé. Cette année, en raison de la sécheresse, les récoltes de fourrage sont maigres. « 30 % seulement de récolte de foin d’herbe et de luzerne » pour l’éleveur de charolaises sur les contreforts d’Issoire, précise l’Auvergne agricole. 70 % de perte. Pire qu’en 2003. « Nous avions récolté moins de foin mais la luzerne venait compenser la perte. Or ce n’est pas le cas cette année puisqu’elle n’a pas non plus résisté au manque d’eau et aux fortes chaleurs », se désole l’agriculteur dans le journal.

Pour lui, et pout tous les confrères dans la même situation, une seule solution : la livraison de paille en provenance de départements céréaliers.

C’est ainsi que 13 tonnes de fourrage sont arrivées début août sur l’exploitation de Pierre Chabrillat. L’action « offre groupée de paille et fourrages » mise en place par la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme et le groupement d’achat Terre Agri 63 a montré toute son efficacité. Une semaine après la commande, la paille et le foin récoltés dans l’Eure étaient là. « La marchandise reçue est de très bonne qualité et le service au top. Ça été très rapide ! », commente l’agriculteur qui précise aussi être satisfait des prix « bien négociés : bien négociés : 112€/T pour la paille alors qu’elle s’affiche à 130€/T, et 173€/T pour le foin affiché 200€/T ».

Une deuxième commande de 20 tonnes devait suivre. Mais les 33 tonnes au total ne seront peut-être encore pas suffisantes. « Tout dépendra des conditions climatiques à venir… ». Mais mi-août, c’est la sécheresse qui domine « Les dégâts sur prairies sont tellement importants que Pierre est dans l’obligation de les ressemer, » précise Charlotte Rolle dans son article. « Une chose est sûre, pour lui comme pour bon nombre d’éleveurs, l’année va être difficile ». Pour l’agriculteur, c’est clair, « il ne faudrait pas que la situation dure un an de plus ».

 

Lire aussi Manque de paille - Les céréaliers tourangeaux solidaires des éleveurs angevins

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