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Coronavirus - le Salon de l'agriculture fermera-t-il avant l'heure ?

Le Salon de l’agriculture pourrait-il fermer ses portes prématurément en raison de l’avancée du Coronavirus ? Les rumeurs circulent désormais. Jean-Luc Poulain, président du Salon de l'agriculture (Ceneca) réfute les rumeurs de fermeture du SIA.

Il n’y a pas que les stades de foot. La polémique monte aussi au Salon de l’agriculture au sujet du Coronavirus. Certains commencent à s’inquiéter d’une propagation possible du virus à l’occasion de ce grand rassemblement autour des animaux et des produits de bouche.

"J'ai dit au Premier ministre que je ne discuterai pas les ordres"

Jean-Luc Poulain, président du Ceneca, réfute la rumeur qui coure dans les allées du Salon de l’Agriculture sur un risque de fermeture à cause du COVID-19. Il assure que personne ne l’a contacté pour dire qu’il y avait un risque de fermeture. Pour autant, « s’il y a, à n’importe quel moment un visiteur du Salon qui est affecté par le virus, ou si on m’appelle pour me demander de fermer, j’ai dit au Premier ministre et à la Préfecture de police que je ne discuterai pas les ordres », souligne-t-il.

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Surconsommation de savon au salon de l'agriculture

Comme le risque de contamination est surtout lié aux contacts par les mains, Jean-Luc Poulain fait remarquer que ce n’est pas encore dans les mœurs de ne pas se serrer la main, « sinon, il y en a beaucoup qui le prennent mal ! », plaisante-t-il. « Nous avons mis en place depuis le lundi 24 février un dispositif de nettoyage systématique et fréquent des poignées de portes avec un désinfectant, ce qui n’existait pas auparavant. Et nous avons ajouté dans toutes les toilettes des distributeurs de solution hydroalcoolique pour se désinfecter les mains », a précisé le président du Ceneca qui a constaté une surconsommation de savon et de solution hydroalcoolique. « Nous sommes obligés de passer sans arrêt ».

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Il précise que des équipes médicales sont toujours présentes sur le Salon pour tous les risques de blessures, les malaises, de risque attentat, et se tiennent sur leur garde.

Quant aux nationalités des visiteurs, les services des douanes avaient bien vérifié qu’il n’y avait pas de Chinois originaires de la région la plus touchée. Quant aux Italiens, « comme le risque s’est déclenché en cours de Salon, il n’y a pas eu de mesures particulières », explique-t-il.

 

 Certains arrivaient encore à en plaisanter samedi 22 février, lors de la visite d'Emmanuel Macron.

 

 

Dans le journal L’Opinion, la directrice du Salon, Valérie Leroy, assure être en contact avec la Préfecture de police et le ministère de la Santé.

Pascal Boireau, directeur du laboratoire de santé animale de l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), interrogé lui aussi par la journaliste Emmanuelle Ducros, ne se veut pas très rassurant. Il rappelle dans le journal que les virus « profitent de contacts humains aussi basiques que le serrage des mains » pour se propager. Et au salon, facteur favorisant supplémentaire : « les visiteurs mangent et boivent, portant leurs mains à leur bouche, ce qui est un vecteur de contamination », assure t-il dans l’Opinion.

Et c’est bien la propagation de ce virus qui pose question. Un article du Monde publié le 22 février fait état de l’inquiétude de l’OMS (l’Organisation mondiale de la santé) face à l’apparition de cas « sans lien épidémiologique clair, tels que les antécédents de voyage et les contacts avec un cas confirmé ».

En déplacement à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière ce jeudi 27 février, là ou un patient a succombé au virus, Emmanuel Macron a affirmé qu’il fallait diffuser une « information transparente » mais « sans que cela crée d’effet de panique injustifié ».  Le chef de l’Etat prévient : « On a devant nous une crise, une épidémie qui arrive ». Des paroles relayées dans le journal de 13 h sur France Inter. Au micro des journalistes, le président de la République a poursuivi : « Cela suppose de s’organiser à chaque étape différemment ». Manque de visibilité donc. « On va devoir l’affronter au mieux, avec la vie qui continue ».