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[Coronavirus Covid-19] De nouveaux enjeux pour le Food Service lors de la reprise

Une étude de Food Service Vision analyse l’impact de la crise Covid-19 sur le secteur du Food Service. Elle met aussi en lumière les nouveaux paramètres que les acteurs devront prendre en compte lors de la reprise.

© Pixabay

Alors que l’année 2019 aura été globalement positive pour la filière du food service fran­çais (bonne activité touristique, météo favorable, développement de la livraison à domicile…), 2020 sera marquée par la crise du Covid-19.

Lire aussi : Restauration : rien ne sera plus comme avant ?

Entre janvier et fin mars, la restaura­tion a vu son chiffre d’affaires s’effondrer : -1 % en janvier, -4 % en février, -15 % entre le 1er et 15 mars, -74 % entre le 15 et le 30 mars. Au total, le bilan du premier trimestre s’éta­blit à -16 %, selon la première édition de la Revue Stratégique dédiée aux conséquences du coronavirus sur le secteur du food service, publiée mi-avril par le cabinet conseil Food Service Vision. Cette étude prospective sera régulièrement actualisée dans les prochains mois.

Activité inégale selon les secteurs

La baisse d’activité depuis le confinement est inégale selon les secteurs de la restauration : quasi-stabilité pour la restaura­tion collective ; -30 à 50 % pour les commerces de proximité ; -70 à 85 % pour la restauration rapide et l’hôtellerie ; -90 à 100 % pour la res­tauration à table, scolaire et d’entreprise. La livraison, seul canal encore actif dans la restauration commerciale, fait preuve d’une résistance relative. L’arrêt quasi-total de la restauration hors-domicile provoque un report forcé de la consommation vers la GMS.

De nouveaux enjeux pour la reprise

A début avril, Food Service Vision estime de 430 millions de repas ont été perdus pour une perte de chiffre d’affaires de 3,5 Md€ pour la restauration et de 1,1 Md€ pour les fournisseurs.

Alors, quels scénarios pour le redémarrage de la restauration ? « Les décisions politiques de déconfinement, la confiance des consommateurs, le pouvoir d’achat disponible et la dynamique des opérateurs conditionneront la reprise, analyse le cabinet conseil. A cela, il faudra prendre en compte les nouveaux enjeux : un intérêt croissant pour l’offre de circuit court, répondant à des normes d’hygiène plus strictes, et pour le sans-contact, l’importance du plaisir, de la convivialité et de la sécurité dans l’expérience consommateur, et une nouvelle équation à résoudre en matière de rapport qualité/prix face à une potentielle baisse du pouvoir d’achat dans les mois à venir. »

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