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Combien de sucre(s) dans le café ? Suivez les recommandations

© Patrick Cronenberger

Bien tentante la petite mignardise sur le bord de la tasse. Mais que va dire l’OMS ? Qu’en penserait l’Anses ? Encore faudrait-il qu’ils s’accordent sur leurs recommandations.

Avec ou sans sucre ? A l’heure du café, la question peut paraître banale. Elle n’a pourtant rien d’anodin. Un morceau de sucre du commerce pèse près de 6 g, celui consommé au zinc du bistrot, près de 4 g. Et là, le décompte commence. Car il y a des recommandations.

Celle de l’OMS date de 2015. L’Organisation mondiale de la santé se base sur les sucres dits libres, qui regroupent les sucres ajoutés aux aliments et les sucres naturellement présents dans les jus de fruit et le miel. Pour la prévention de l’obésité et de la carie, la limite à ne pas dépasser est de 10 % des calories quotidiennes.  Si l’on prend un apport journalier moyen de 2000 kcal pour un adulte, le seuil à ne pas franchir est de 200 kcal/jour. Sachant qu’un gramme de sucre contient 4 kcal, quelle est la dose maximum de sucre autorisée selon l’OMS ? Réponse : 50 g/jour.

Autre recommandation, celle de l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Là, le chiffre date de 2017 et il concerne tous les sucres, sauf le lactose et le galactose. Et la dose quotidienne à ne pas dépasser est de 100 g/jour. L’organisme recommande également de ne pas consommer plus d’une boisson sucrée par jour, en privilégiant les jus de fruits.

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Deux façons différentes de placer les curseurs qui peuvent mener à des conclusions différentes sur la consommation de sucre des populations. En France, selon les normes OMS, les adultes sont légèrement au-dessus de la barre tandis que les enfants franchissent la ligne rouge. Selon le barème de l’Anses, en revanche, la consommation de sucre des enfants est plus élevée que celle des adultes mais la consommation générale ne dépasse pas le niveau maximum recommandé.

Sans vouloir casser du sucre sur les organismes qui s’occupent de notre santé, difficile de s’y retrouver. Le mieux est donc de rester vigilant pour ne pas sucrer les fraises prématurément.

Lire aussi " Combien de tranches de saucisson à l'apéro ? Les recommandations de l'Anses "

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