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Christophe Hebinger, un passionné de la sélection de plants de vignes

Christophe Hebinger dirige les pépinières viticoles Hebinger.
© DR

En 1986, Christophe Hebinger a repris les pépinières viticoles fondées par son père en 1970. Son entreprise met en pépinière 2 millions de plants par an. Il s’est engagé dans la défense de la biodiversité en privilégiant les sélections massales. Elles représentent aujourd’hui 70% de son activité. Lui et ses équipes sont prêts à traverser la France pour « donner aux vignerons la possibilité de réaliser leur sélection », et même à partir d’une micro-parcelle de vieilles vignes. « C’est une anomalie que le vigneron soit uniquement aidé pour planter des clones et pas des sélections massales. En Allemagne, ce n’est pas le cas », se désole le pépiniériste. Depuis 2002, il produit des plants issus d’une culture biologique. Il propose des porte-greffes certifiés bio et des plants nommés « Approche B »(1). Une orientation qui n’a pas été sans mal. « Au début, nous avons eu de sérieux soucis avec le mildiou », admet-t-il. Il lui a fallu trois ans pour trouver des solutions. « Je souhaite vérifier les concepts », dit ce scientifique de formation, soucieux d’effectuer des choix engagés mais réfléchis. Il s’intéresse de plus en plus à la biodynamie dont il apprécie l’approche globale « qui tient compte de paramètres naturels ». Côté consommation d’énergie, il vise 80% d’autonomie d’ici la fin de l’année. À 58 ans, il n’envisage pas du tout la retraite. « C’est trop stimulant ce qui se passe » s’enthousiasme-t-il en constatant l’essor du bio et de la biodynamie, notamment chez ses jeunes clients.

 (1) En l’absence de produit autorisé en agriculture biologique pour réaliser le traitement obligatoire des plants contre la flavescence dorée, ses plants ne peuvent être certifiés bio.

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