Salon de l’agriculture 2026 : Les meilleurs éleveurs de la génétique caprine récompensées
Des éleveurs de chèvres de la Loire, des Deux-Sèvres, du Rhône, de l’Aveyron, du Maine-et-Loire et d’Indre-et-Loire sont venus au salon de l’agriculture pour recevoir un prix récompensant leur investissement dans la génétique caprine.
Des éleveurs de chèvres de la Loire, des Deux-Sèvres, du Rhône, de l’Aveyron, du Maine-et-Loire et d’Indre-et-Loire sont venus au salon de l’agriculture pour recevoir un prix récompensant leur investissement dans la génétique caprine.
Un trophée pour valoriser l’engagement dans le schéma de sélection
À l’occasion du Salon international de l’agriculture, le huitième Trophée des éleveurs Gènes avenir a mis à l’honneur l’excellence génétique de six élevages mercredi 25 février 2026. Ce concours organisé par Capgènes met en lumière les 600 élevages qui participent activement au schéma de sélection. Le classement du Trophée Gènes avenir repose sur la participation régulière au schéma de sélection, le pourcentage de femelles retenues comme mères à boucs dans l’élevage, le nombre de boucs retenues par Capgènes et la progression génétique du troupeau sur les critères de production de lait et de morphologie mammaire.
Race saanen : la constance génétique récompensée
En race saanen, Jean-Noël Thizy, dans le Rhône, a reçu la Saanen d’or. L’EARL du Capricornus s’est notamment distingué pour la régularité et la constance de sa progression génétique. « C’est un plaisir d’avoir toutes les années des chevrettes qui sont meilleures que le millésime d’avant », apprécie l’éleveur 330 chèvres qui teste de nouvelles techniques comme l’insémination sur chaleur, les podomètres ou l’insémination par l’éleveur à l’aide de l’Eye Breed.
Pour la troisième année d’affilée sur le podium, le Gaec des Treize Ouches, dans les Deux-Sèvres, reçoit le deuxième prix saanen. Cet élevage laitier de 280 chèvres affiche une belle progression des index de production et de morphologie. « Cette année, nous allons genotyper les jeunes boucs et les chevrettes issues de boucs de ferme sur lesquels on voulait avoir une appréciation de la valeur génétique », expliquent Frederic Naud et Caroline Comte.
Le Gaec Blancabri, dans la Loire, reçoit le troisième prix saanen. Cet élevage fromager de 250 chèvres a fortement travaillé la morphologie, en complément des performances laitières, afin d’améliorer la facilité de traite.
Race alpine : des élevages historiquement investis en génétique
En race alpine, les distinctions ont également mis en avant des élevages à fort investissement historique. Pour l’Alpine d’or, Alexandre Péant de la SAS de la Ferrandière, en Indre-et-Loire, est engagé dans la génétique depuis la création du troupeau par les parents en 1979. Cet élevage de 220 chèvres, très autonome en alimentation, livre son lait AOP sainte-maure de Touraine à la laiterie Cloche d’Or (Rians). Même si « la génétique, ce n’est pas mathématique », l’éleveur vise « la production en premier, mais en emmenant la morphologie, tout en faisant attention aux cellules ».
Le deuxième prix revient au SCEA Capri’Roches representé par Léa Porcher qui devraient plus tard s’installer avec ses parents. Cet élevage laitier du Maine-et-Loire de 430 chèvres déjà fourni 56 boucs agréés au catalogue national, avec une avance génétique marquée sur la moyenne nationale, notamment en production avec 128 d’IPC.
Le troisième prix alpine revient à Damien Bouteille de l’Aveyron. Son troupeau de 330 chèvres affiche un index de production caprin de 122 un index combiné caprin (ICC) de 2,8.
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