Aller au contenu principal

Pousse de l’herbe : toujours sec au Nord, plus contrastée au Sud

La moitié Nord de la France connait un déficit hydrique qui freine la pousse de l’herbe, tandis que le Sud, plus arrosé et contrasté, connaît des récoltes hétérogènes. Tour de France de la pousse de l’herbe.

Herbe fauchée en juin
Si la croissance de l'herbe a parfois été ralentie, les récoltes de foin se sont sont généralement bien déroulées.
© D. Hardy

La quatrième Note agro-climatique et prairies de l’année 2025 fait le point sur les conditions de pousse de l’herbe avec la moitié Nord de la France toujours sèche et ensoleillée tandis que la moitié Sud est plus agitée. Globalement, le mois de mai a prolongé un printemps doux mais sec. Les températures sont restées clémentes, avec deux épisodes de chaleur en début et fin de mois. Les pluies, déficitaires de 30 % en moyenne, ont été très inégalement réparties : le Nord a manqué d’eau, freinant la pousse de l’herbe, tandis que le Sud, notamment le Sud-Est et la Corse, a connu des pluies parfois abondantes.

Des foins compliqués à l'Ouest

Les chantiers de foin se sont globalement bien déroulés sauf à l’Ouest, où l’instabilité météo a compliqué les récoltes. Dans le Sud-Est, les épisodes pluvieux ont réduit les volumes d'herbe récoltés. La qualité est correcte quand les coupes ont été bien calées. Face au déficit fourrager, de nombreux éleveurs ont commencé à affourager, espérant une repousse à l’automne. Les maïs, eux, poursuivent leur croissance en tirant parti de chaque millimètre de pluie reçu.

Tour de France de la pousse de l'herbe

Dans leur tour de France de la pousse de l’herbe, les experts d'Idele, d'Arvalis et des Chambres d’agriculture notent :

  • En Auvergne, les fortes températures de juin ont fait suite aux épisodes de orageux de mai. Ces conditions ont été propices aux récoltes de foin dans le Puy-de-Dôme.
  • Dans les Savoies, la pousse de l’herbe est inégalée depuis dix voire vingt ans.
  • Dans la Drôme et l’Isère, l’été est déjà là et le cumul de pousse de l’herbe connait un déficit de 8 %.
  • En Bourgogne, la météo hétérogène est globalement favorable à la qualité des fourrages.
  • Idem en Franche-Comté où, malgré le printemps instable, les récoltes de foin ont été réussies.
  • La Bretagne est suspendue aux épisodes orageux pour stimuler la repousse.
  • Idem en Centre-Val de Loire et dans le Grand Est où l’herbe attend la pluie pour relancer sa croissance.
  • Cela fait plusieurs mois que la Normandie connait une faible pluviométrie. Le déficit hydrique, combiné à des températures élevées, freine fortement la croissance de l’herbe.
  • Dans les Hauts-de-France, la majorité des foins ont pu être récoltés dans de très bonnes conditions. Les pluies éparses de début juin n’ont pas suffi à relancer la pousse d’herbe mais les prairies ne sont pas encore grillées.
  • Dans les Pays de la Loire, les températures élevées pour la saison, combinées à un déficit hydrique, donnent l’impression d’un été en avance d’un mois. La sécheresse de surface freine alors fortement la croissance de l’herbe.
  • En Poitou-Charentes, le moi de mai généralement sec ont pénalisé les rendements en herbe.
  • Même constat dans le Limousin où le mois de mai traditionnellement arrosé a été particulièrement sec en 2025 avec, par exemple, seulement 40 mm de précipitation en Corrèze.
  • Après être passées entre les gouttes, les prairies d’Occitanie connaissent des températures presque estivales, ce qui freine la pousse de l’herbe.
  • En Provence-Alpes-Côtes d’Azur, la campagne semble bien engagée malgré un printemps pluvieux qui a étalé les fauches.

Lire aussi : Pousse de l’herbe : sec au Nord, humide au Sud

Lire aussi : Pousse de l’herbe : une France coupée en deux

Lire aussi : Pousse de l’herbe : Du soleil au Nord, de la pluie au Sud

Les plus lus

Image générée par l'IA représentant des chèvres au long cou
Des chèvres croisées avec des girafes pour anticiper le réchauffement climatique
Les généticiens de l’Inrae et de Capgènes, en partenariat avec le zoo de Beauval, ont créé expérimentalement des chèvres croisées…
<em class="placeholder">Guillaume, Isabelle et Alain Durand valorisent l’espace et le lait post-colostral en engraissant 240 chevreaux chaque année.</em>
« Nous engraissons 240 chevreaux chaque année »
L’EARL Le Chêne Goirand valorise l’espace disponible et le lait post-colostral pour engraisser 240 chevreaux chaque année.
<em class="placeholder">Florence, l&#039;éleveuse de chèvres des Hautes-Alpes, prise en photo de dos</em>
« J’ai été contrôlée 13 fois en huit ans »
Florence (1), éleveuse de chèvres en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, subit un acharnement administratif et son élevage caprin a été…
<em class="placeholder">Insémination d&#039;une chèvre par l&#039;éleveur</em>
En Bretagne, « nous inséminons 150 chèvres nous-mêmes chaque année »
Passionnés de génétique caprine, Christine Masson et Adrien Delory ont choisi d’inséminer eux-mêmes une partie de leur troupeau…
<em class="placeholder">Christine, Raphaël et Philippe Monneau devant les chèvres</em>
Au Gaec Capriluz, « Nous transmettons l’élevage de chèvres à notre fils Raphaël »
Dans les Deux-Sèvres, Christine et Philippe Monneau ont anticipé la transmission de leur élevage de 450 chèvres à leur fils…
<em class="placeholder">Chauffeur ramasseur de lait au dessus d&#039;un tank à lait de chèvre</em>
L’interprofession lait de chèvre se projette à dix ans
L’Anicap, l’interprofession caprine, a répondu aux conférences de souveraineté alimentaire en se projetant dans une croissance de…
Publicité
Titre
OFFRE SPÉCIAL PRINTEMPS
Body
A partir de 81,60€/an​
Liste à puce
Profitez de notre offre Printemps: -20% jusqu'au 05 avril 2026! Code Promo : OFFRE_PRINTEMPS_2026
Accédez à tous les articles du site Réussir Chèvre
Consultez les revues Réussir Chèvre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Chèvre