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« Ma laiterie m’aide à salarier un remplaçant pour prendre des congés »

La laiterie Onetik finance une partie du coût d’un salarié partagé entre éleveurs. Une solution rassurante pour l’éleveur de chèvres Michel Irumé qui peut ainsi prendre dix jours de congé par an.

<em class="placeholder">Michel Irumé et Anthony Plantard devant les chèvres</em>
Michel Irumé, éleveur de chèvres à Larribar-Sorhapuru dans les Pyrénées-Atlantiques, emploie Anthony Plantard (à droite) avec quatre autres éleveurs bovins et ovins.
© A. Dazet

« Depuis août, j’emploie avec quatre autres confrères éleveurs de brebis et de vaches laitières, situés, dans un rayon de 35 km, Anthony Plantard, salarié agricole à temps plein. Notre laiterie Onetik complète le crédit d’impôt au titre des dépenses de remplacement pour congés à hauteur de dix jours par an, pour nous permettre de lever le pied. Ainsi, les 22 euros par heure que coûte le salarié sont couverts pour 60 % par le crédit d’impôt et pour 40 % par ma laiterie. Avec mes confrères, nous nous sommes engagés pour des heures supplémentaires, en dehors de nos congés annuels, afin de recruter le salarié à temps plein et de le fidéliser. Personnellement, j’ai prévu de le prendre 380 heures par an, soit un 23 %. Il viendra durant trois mois lors des chevreautages. Le fait de le connaître et de travailler toute l’année avec lui, lui permet de mieux maîtriser mon exploitation et moi de partir en confiance. Nous nous retrouvons tous les cinq, une fois par mois, pour définir son planning. En cas de coup dur (maladie, imprévu de production), notre groupe WhatsApp, nous permet de modifier ce planning. J’avais essayé, il y a quelques années de partir en vacances, mais c’était trop difficile de laisser le troupeau à un simple saisonnier. Nous nous sommes appuyés sur le coordinateur de projet de la laiterie, Antton Etxeberri, et le service de remplacement basco-béarnais qui s’occupe de la paperasse. Ses frais de déplacement d’une ferme à l’autre sont pris en charge dans la limite de 20 km aller. Et puisqu’un seul forfait vestimentaire de 150 euros lui est accordé, nous avons prévu au moment des mises bas, de lui fournir une tenue supplémentaire dans chaque ferme, pour éviter des contaminations. Cinquante fermes de ma laiterie ont constitué cinq groupements d’employeurs sur ce modèle. Il en coûte 630 euros par ferme à la laiterie. D’autres suivront sûrement, car c’est un vrai soutien. »

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