Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

MESSAGE ABONNES IMPORTANT

Afin d'être sûr de recevoir nos futures publications quelle que soit l’évolution de la situation sanitaire, activez votre compte numérique au plus vite en complétant vos informations.

J’active mon compte numérique

Les éleveurs de chèvres demandent une hausse rapide du prix du lait

La Fnec et les chevriers de Nouvelle-Aquitaine appellent à une revalorisation rapide du lait de chèvre pour faire à la deuxième sécheresse consécutive.

Le prix du lait de chèvre n'a quasiment pas augmenté ces deux dernières années alors que la filière a connu deux sécheresses et peine encore à installer de nouveaux éleveurs.  © D. Hardy
Le prix du lait de chèvre n'a quasiment pas augmenté ces deux dernières années alors que la filière a connu deux sécheresses et peine encore à installer de nouveaux éleveurs.
© D. Hardy

Une revalorisation du prix du lait est plus que nécessaire et elle doit être effective très vite », demande la Fédération des éleveurs de chèvres dans un communiqué du 8 octobre. « La priorité est d’augmenter le prix du lait car il n’y a eu que peu d’augmentations ces deux dernières années alors que nous avons eu des sécheresses graves », explique Jacky Salingardes, le président de la Fnec.

La Fédération des éleveurs rappelle que l’Ipampa (indice des prix d’achat des moyens de production agricole) lait de chèvre a augmenté de 4 % les 12 derniers mois et que les prix du lait de chèvre payés au producteur sont en hausse en Espagne et aux Pays-Bas. « Le prix du lait de chèvre actuellement payé au producteur est insuffisant pour permettre aux éleveurs de faire face à la deuxième sécheresse estivale consécutive qui a fortement pénalisé les lactations et sévèrement compromis la qualité et le rendement des fourrages », détaille le syndicat qui précise que les premières estimations montrent un impact sécheresse allant jusqu’à 40 € les 1 000 litres. La Fnec remarque aussi que la collecte française était encore en léger déficit de 0,7 % en juillet 2019 par rapport à juillet 2018 et que les niveaux de stocks de produit intermédiaire sont exceptionnellement bas. « Qu’attend-on pour répercuter les hausses des coûts de production dans le prix du lait ? s’interroge le syndicat. Est-on condamné à attendre une nouvelle période de pénurie de fromage dans les rayons pour réagir ? »

Un " plan Marshall caprin" avec une hausse de huit centimes

Les éleveurs de Nouvelle-Aquitaine et Vendée sont sur la même longueur d’onde en appelant dans un courrier du 16 octobre à « un plan Marshall caprin ». Pour Cyril Balland, le président de la fédération régionale, « une baisse de 3,6 % de la collecte de lait de chèvre en 2019 en Nouvelle-Aquitaine est un mauvais signal dans un contexte de pyramide des âges des éleveurs très élevée. » Le syndicat explique cette difficulté à recruter des jeunes éleveurs par un manque de revenu, la difficulté à recruter du personnel et un coût d’installation élevé. L’aspect social a également son importance. « Le travail d’astreinte important en élevage laitier caprin fait face à une société du loisir et des 35 heures », note les Chevriers de Nouvelle-Aquitaine en pointant également le manque d’anticipation des laiteries françaises. Pour contrer ce déclin, le " plan Marshall caprin" demande une hausse rapide d’au moins huit centimes du litre. Il appelle aussi à renforcer les actions en faveur de l’installation-transmission, de la promotion ou de l’ouverture des fermes au grand public.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Les abcès à micocoque peuvent parfois atteindre la taille d'un pamplemousse. © X. Pouquet
La maladie des abcès chez les chèvres
Les abcès caséeux ou à microcoque de Morel gênent bien des élevages de chèvres sans qu’il n’y ait de véritables traitements,…
 © D. Hardy
Le lait de chèvre dans la tempête du Covid-19
Les laiteries et les producteurs se sont adaptés à la crise du Coronavirus. Mais les fromages AOP et de tradition souffrent…
Du 23 au 29 mars, les abatteurs ont congelé entre 96 et 98 % de leur production. Aujourd’hui, cela frôle toujours les 100 %. © J.-F. Mallet/Interbev
Le chevreau très malmené par le Covid-19
À l’instar de l’agneau, la période de Pâques représente la plus importante période de consommation de viande de chevreau. Avec le…
Avant d’utiliser des copeaux, les éleveurs utilisaient une poudre asséchante à base de kaolin. © D. Hardy
« Des copeaux de bois dans l’aire d’attente »
« Avant la traite de nos 300 chèvres, nous épandons des copeaux de bois dans l’aire d’attente et sur les couloirs de sortie. Les…
Les fromagers fermiers ont fait preuve d'inventivité pour vendre leurs fromages. © D. Hardy
Nouveaux circuits commerciaux : les fromagers fermiers ont innové avec le Covid-19
Les fromagers fermiers ont rapidement dû se réorganiser pour faire face aux perturbations du Covid-19 et à la fermeture des…
Jacky Salingardes, président de la Fnec et de l'Anicap
Fnec, Interbev et Anicap réactifs face au Covid-19
Jacky Salingardes, président de la Fnec et de l'Anicap, revient sur les conséquences du Covid-19 sur la filière caprine.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 7.50€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Chèvre
Consultez les revues Réussir Chèvre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Chèvre