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Covid-19
Le contrôle laitier caprin reprend au cas par cas

Une distanciation sociale suffisante est impossible à deux dans la fosse
Une distanciation sociale suffisante est impossible à deux dans la fosse de traite. Les contrôles laitiers ont dû s'adapter.
© D. Hardy

Le réseau Conseil élevage subit les contraintes imposées par les mesures barrières et de confinements liés à la pandémie. Si le conseil téléphonique peut continuer pour les rations, l’allotement ou le choix des femelles à la reproduction, il en est autrement pour la pesée de lait. L’activité de contrôle de performances est, en effet, à l’arrêt depuis la mi-mars lorsqu’il y intervention des agents lors de la traite.

Aujourd’hui, l’activité reprend au cas par cas dans un cadre dérogatoire et uniquement avec l’accord de l’éleveur. Dans certains petits troupeaux, la pesée peut être assurée par l’éleveur seul avec des Tru test. Dans les entreprises dotés de Lactocorder, les éleveurs peuvent aussi assurer le contrôle eux-mêmes mais sans prise d’échantillon. Dans un courrier du 10 avril, Gènes avenir indique que la mise en place de ce contrôle « dépend des spécificités de l’élevage, de votre implication et de la faisabilité des opérations (ressources supplémentaires pendant la traite, maîtrise du matériel, taille de l’élevage, respect des règles de distanciation…), de la disponibilité du matériel, de la disponibilité du personnel de l’ECEL en particulier pour mettre à disposition les moyens de saisie, les compteurs électroniques ou les TT ».

« Dans les Deux-Sèvres, nous avons repéré les élevages prioritaires pour qualifier les lactations en fonction des dates de mise bas », explique Jean-Yves Rousselot, président Deux-Sèvres Conseil élevage et de la commission caprine de France Conseil élevage. En effet, normalement, deux contrôles sont nécessaires dans les 104 premiers jours. « Les règles de qualification seront assouplis mais il faudrait arriver à avoir au moins un contrôle, soupire-t-il en évoquant aussi les difficultés inhérentes au maintien de l’activité pendant la pandémie (arrêt maladie, droit de retrait…). Le matériel est désinfecté à chaque fois et la consigne est de ne pas se croiser sur la ferme. On s’adapte du mieux qu’on peut mais ça sera une année compliquée ».

 

La production de semences reprend à Capgenes

Après deux semaines d’activité réduite, la collecte et la production de doses reprend à Capgenes. Jusqu’à maintenant, seuls le soin des boucs par un seul animalier chaque jour et le suivi du niveau des cuves d'azote par une laborantine deux fois par semaine étaient assurés.
En concertation avec les salariés et avec la mise en place de règles de sécurité drastiques, Capgenes a repris ses activités début avril avec seulement deux animaliers sur quatre et deux laborantines sur trois présents en même temps sur le site de Mignaloux-Beauvoir dans la Vienne. Depuis le 6 avril, la production de doses est assurée avec plus de 80 boucs à la collecte par jour contre 100 par jour en fonctionnement normale.
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