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Innovations et partenariats pour le comice d’Idele

L’Institut de l’élevage organisait un comice pour mettre en valeur une trentaine d’innovations co-imaginées avec une centaine de partenaires.

Les bonnes idées fusaient autour des 31 stands du comice de l’Institut de l’élevage. Réunis à Paris le 17 décembre dernier, près de 200 invités ont pu se rendre compte des actions innovantes et des projets portés par Idele et ses partenaires. Depuis l’application smartphone pour la gestion des prairies jusqu’à l’analyse de la qualité du cuir par l’intelligence artificielle, en passant par la modélisation des mamelles de chèvres, la sélection génomique des petits ruminants ou la géolocalisation des brebis sur les surfaces pastorales, toutes ces innovations montrent que l’élevage est un secteur en mouvement, qui s’appuie sur les ressources modernes pour trouver des solutions aux problèmes actuels.

« La recherche et le développement sont plus que jamais nécessaires pour prendre les bonnes décisions, créer de la valeur et optimiser notre revenu, rappelait en introduction Martial Marguet, éleveur de vaches laitières et président de l’Institut. Cette recherche doit aussi servir à conquérir de nouveaux marchés, améliorer les conditions de travail ou faire face aux défis sociétaux. »

Idele, un institut au service des éleveurs

Des objectifs en lien avec les quatre axes stratégiques d’Idele : contribuer à donner de la valeur pour les éleveurs et leurs filières ; outiller les acteurs de l’élevage confrontés aux défis sociétaux ; inscrire les travaux dans une société digitale et accélérée ; renforcer les partenariats, les synergies et la dynamique de partage. L’importance de ces partenariats « au service des éleveurs et non des structures » étaient illustrées par une liste impressionnante de logos d’entreprises ou organismes travaillant avec l’Institut de l’élevage.

« Nous avons besoin des travaux d’Idele », a défendu Bruno Dufayet, éleveur de bovins allaitants et président de la Confédération nationale de l’élevage, en détaillant comment les travaux d’Idele étaient nécessaires dans sa ferme au jour le jour, que ce soit sur les questions sanitaires, de qualité des viandes, de calcul des coûts de production, de génétique ou « pour être de plus en plus solide dans nos argumentations face aux demandes de la société ».

Changement climatique et relation Homme-Animal

Les défis ne manquent pas pour les 280 salariées d’Idele. Deux de ces défis étaient éclairés par des témoins. Jean Jouzel, expert climatologue du CNRS et du Giec, a rappelé les réalités du changement climatique à l’œuvre tout en soulignant que l’élevage, s’il participe aux causes de ces évolutions, en est aussi la victime mais que, pour l’avenir, il est porteur de solutions. « Les sols contiennent trois fois plus de carbone que l’atmosphère, explique le scientifique. Si l’agriculture peut contribuer aux émissions de gaz à effet de serres, elle peut aussi les atténuer par le stockage du carbone, la méthanisation ou le développement des énergies renouvelables ».

Autre expert éclairant les mutations en cours, Éric Birlouez, sociologue et agronome, a lui présenté une brève histoire des relations Homme-Animal depuis la préhistoire jusqu’à nos jours. Une façon de mieux percevoir les attentes d’aujourd’hui sur le bien-être animal ou les évolutions des consommations de viande. En conclusion de ce temps fort, Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, a salué le travail des instituts techniques depuis la recherche fondamentale jusqu’à leur vulgarisation auprès des agriculteurs et des consommateurs.

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