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« Indemne de Caev depuis plus de 20 ans, je continue à thermiser le colostrum pour mes chevrettes »

Stéphanie Kaminski élève 150 chèvres bio en Dordogne. Son troupeau est garanti indemne de Caev et elle vend facilement des reproducteurs. Les chèvres saines ont aussi une meilleure longévité.

<em class="placeholder">Distribution de colostrum de chèvre à la naissance</em>
© Archive/D. Hardy
<em class="placeholder">Stéphanie Kaminski, éleveuse de chèvres bios en Dordogne</em>

« À mon installation en 1995, je n’ai pas acheté mes chevrettes dans un troupeau indemne de Caev. J’ai cependant voulu garantir le troupeau et, après avoir enchaîné cinq ans d’analyses et réformé un ou deux cas douteux, j’ai signé mon contrat avec la direction des services vétérinaires de Dordogne en 2003. Depuis l’an dernier, c’est le GDS qui s’occupe de la garantie Caev mais il ne prend pas en charge les analyses. En plus, avec le nouveau protocole, ce n’est plus un échantillon de 50 chèvres mais de 100 chèvres qui doit être analysé. L’an dernier, cela m’est revenu à 800 euros environ avec l’analyse des boucs. Avec la possibilité de faire les analyses par cinq, le prix annuel devrait baisser et passer autour de 350 euros.

Un troupeau sain qui vit longtemps

Être indemne de Caev me permet d’être sûr de vendre mes chevrettes et boucs d’IA. Je vends mes chevrettes naissantes à 50 euros et les boucs entre 200 et 250 euros au sevrage. Je m’y retrouve aussi car j’ai un troupeau sain, sans cas clinique de Caev. Cela se ressent sur la longévité de mon troupeau : l’âge moyen est de quatre ans et demi alors qu’il est de trois ans et demi pour le troupeau moyen français. Et puis, si on veut que des jeunes s’installent dans de bonnes conditions, il faut qu’ils puissent commencer par des troupeaux sains. Ce qui est le cas chez moi car je n’ai, a priori, pas de fièvre Q, ni de mycoplasme et que je les vaccine contre la paratuberculose.

Un virus filou qui n’empêche pas les protections

Le Caev est un virus très filou et je connais des exemples de troupeaux déconvertis. Je continue donc de me protéger comme si je l’avais. Auparavant, je veillais à acheter les boucs dans des élevages indemnes mais maintenant je fais de l’insémination pour mon renouvellement. J’utilise des seringues à usage unique et je thermise le colostrum. Je laisse juste la possibilité aux mères de lécher leurs petits. Elles les nettoient un peu mais je fais attention à ce qu’ils ne tètent pas. Je me suis organisé pour que la thermisation ne soit pas contraignante. Le colostrum est placé dans des bouteilles d’un litre et demi que je thermise au bain-marie pendant une heure à 56 °C. »

Lire aussi : Caev : un long processus de qualification des troupeaux caprins

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